L’habitat individuel de l’urbain diffus est en train de léguer un patrimoine encombrant, distendu et spatialement boulimique. Si un consensus s’est dégagé pour contrarier l’étalement urbain dans le Code de l’urbanisme /1, une question reste posée : que faire avec ces territoires ? Face aux crises écologique et sociale – notamment du logement – quelles stratégies et moyens peuvent se déployer ? L’exigence environnementale, qui préconise la ville compacte et la sobriété, est contrariée par le modèle économique dominant pour qui la ville étalée constitue encore un gisement de foncier bon marché reléguant populations et fonctions auxiliaires nécessaires à l’épanouissement du centre. Peut-on, à partir de ce constat et fort de ces contradictions, imaginer cependant que la ville cessera son expansion et se repliera sur elle-même, laissant revenir la nature dans ses aires désormais libérées ? Réflexions de Joseph Rabie, architecte-urbaniste.





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