La planification fut longtemps la procédure d’aménagement des villes et du territoire. Elle apparaît désormais de moins en moins satisfaisante et fait place à l’imbrication de compétences partagées et décentralisées, à des montages de projet de plus en plus complexes. À cela s’ajoutent les préoccupations environnementales qui redessinent le territoire selon de nouvelles règles et normes. Quelle est alors la place laissée aux aléas d’un futur indéniablement incertain ? La mutabilité (du latin mutabilitas) signifie à la fois “mobilité, changement, modification” et capacité à s’adapter à ces changements. Peut-elle constituer le fondement d’une nouvelle manière de penser les projets d’urbanisme et de les réaliser ? Éléments de réponse, par Anne Durand, architecte et urbaniste.





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