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n° 328 Janvier-Fév. 2003
La ville au cinéma

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Bruits de ville
Marne-la-Vallée
Architectes, images et promoteurs
Par Antoine Loubière

La démarche engagée par la ville nouvelle avec cinq architectes en vue de concevoir des “images” pour le domaine de Montévrain prélude au travail avec les promoteurs.

 
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Bruits de ville
Paris-la Défense
Remise de prix
Par Antoine Loubière

Le Grand prix de l’urbanisme 2002 a été remis à Bruno Fortier, le 3 décembre, au moment même où le séminaire Robert-Auzelle attribuait son prix arturbain.fr 2002. Commentaires.

 
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Bruits de ville
Nice
Prix “Couleurs 2002”

Depuis dix ans, l’Académie des Arts de la Rue (ANAR, président: André Parinaud, tél. : 01 42 65 08 88) attribue un grand prix national “Couleurs”, qui cette année récompense la ville de Nice. Ce prix est doté de 100 000 francs (en partenariat avec l’entreprise La Seigneurie). La qualité du traitement des façades, l’originalité de certains murs peints, la tenue de l’exposition Niki de Saint-Phalle, ont contribué à distinguer la capitale de la Côte d’Azur, célèbre pour sa Promenade des Anglais… où l’on cherchait surtout à ne pas prendre de couleurs !

 
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Bruits de ville
Taïwan
Art urbain et expérience du corps
Par Christian Ruby

Un colloque sur l’art public (à Taipei,Taïwan) et une exposition (à Chuwei,Taïwan) portant sur les liens du fleuve (Tamshui) et de la ville ont permis de référer l'art à une collectivité urbaine concrète plutôt qu’à une communauté abstraite.Témoignage de Christian Ruby, philosophe.

 
Crédit photo : Christian Ruby
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Bruits de ville
Nanterre (92)
Seine-Arche : le “parti des Terrasses”
(in extenso)
Par Antoine Loubière

Le jury du marché de définition du projet Seine-Arche à Nanterre a retenu l’équipe Treutell-Garcias-Treutell, qui a axé sa proposition sur un parti : 17 terrasses regroupées en six séquences. Enjeu pour la ville et les lauréats : créer un espace où les Nanterriens peuvent se reconnaître.

“Ce choix de l’équipe lauréate marque aujourd’hui une étape importante dans l’histoire de notre ville.” Jacqueline Fraysse, députée-maire de Nanterre, n’a pas caché devant la presse, le 19 novembre 2002, l’importance qu’elle accordait au résultat du marché de définition engagé un an plus tôt (cf. Urbanisme n° 322, janv.-fév. 2001) pour le secteur Seine-Arche. C’est donc l’équipe Treutell-Garcias-Treutell qui a été retenue par le jury, à l’unanimité (des présents), face à celles de Bruno Fortier et de Christian Devillers – ce dernier se voit cependant confier une mission d’étude complémentaire pour urbaniser la couverture de l’A86. Pour les responsables de l’Établissement public d’aménagement Seine-Arche (EPASA), ce résultat constituait une sorte de baptême du feu. Michel Calen, son directeur général, nous l’avait clairement exprimé quelque temps auparavant : “On devait convaincre, il était impossible d’imposer un programme.” Il fallait en effet tourner définitivement la page de la confrontation entre l’État et la ville que la création de l’EPA (cf. encadré “Un EPA de la nouvelle génération”) avait commencé à traduire. Jacqueline Fraysse l’a d’ailleurs rappelé : “Nous n’avons pas voulu d’un projet clé en main, comme dans un concours d’architecture classique, mais que soit définie une stratégie urbaine qui ne fige pas l’avenir, garde au projet son caractère évolutif et participatif que la population a si justement réclamé.” D’où l’adoption de la démarche du marché de définition, dont les différentes étapes ont scandé l’année 2002, malgré le retard engendré par les dramatiques événements du mois d’avril : travail en commun des trois équipes retenues durant les premiers mois, reformulation du cahier des charges puis lancement de la deuxième phase le 24 mai, remise des projets par les lauréats le 13 septembre, réunion du jury les 6 et 7 novembre. L’EPASA a structuré un partenariat pour mener à bien la démarche, avec une instance politique – le groupe de pilotage – permettant la concertation et un comité technique. C’est ainsi que, le 30 octobre, les trois projets ont été présentés au groupe de pilotage, dont l’avis a été restitué au jury.

Le “développement durable” comme grille de lecture
Dans les raisons du choix de l’équipe lauréate, Jacqueline Fraysse a souligné d’abord l’idée des terrasses, puis la prise en compte du désenclavement physique et social des cités d’habitat social en bordure du site, et enfin le fait que le projet retenu pouvait “donner un sens et un contenu à la notion de développement durable dans toutes ses dimensions (sociale, économique, environnemental”. La chose est suffisamment rare pour être soulignée, d’autant que l’EPA a élaboré une charte sur ce thème. Mais revenons à ce “parti des terrasses” fortement affirmé par Treutell-Garcias-Treutell comme manière de “restituer au site mesure et lisibilité” en “cicatrisant la plaie de l’A14” (plus de 3 km de long, 80 m de large en moyenne). Il s’agit de créer, au-dessus de l’autoroute devenue souterraine, 17 terrasses regroupées en six séquences. Pour public ’dur’ qui ne sera plus remis en cause”, mais également “perméable et ’doux’, c’est-à-dire le moins bétonné et le moins macadamisé possible”. Treutell-Garcias-Treutell propose de ne construire qu’un côté (face au sud) et de diviser l’espace public en quatre bandes inégales : une large promenade piétonne de 20 m, un parterre de 32 m, une noue plantée de 6 m et un boulevard (Pesaro prolongé) de 22 m. Les terrasses pourront accueillir des programmes mixtes dans des immeubles de 18 à 25 m de haut, grimpant avec la pente. Pour l’esprit, Jean-Claude Garcias a fait référence à l’appel à projets “Villa urbaine durable” du Plan urbanisme construction architecture (PUCA / cf. notre article dans Urbanisme n°324, mai-juin 2002). Il faut rappeler que, sur le site, plus de 500000m2 de logements, activités et équipements sont programmés. Mais, pour les lauréats, l’important est de créer un espace où tous les Nanterriens pourront se reconnaître, dans une ville dont le centre a été déplacé deux fois en un siècle et qui connaît un réel problème d’identité, aux portes de la Défense. Les deux autres concurrents, dont les projets ont été salués, ont fait des propositions perçues comme plus séquencées, avec, chez Bruno Fortier, une tendance au monumentalisme, du moins pour la séquence la plus centrale. De son côté, Christian Devillers a beaucoup travaillé certaines séquences, en particulier au niveau architectural, au détriment, selon certains, d’une vision d’ensemble. Or l’équipe Treutell-Garcias-Treutell le revendique clairement : “L’urbanisme doit ’oser représenter’. Nos propositions ne doivent pas être considérées pour autant comme figées. Notre conception de Seine-Arche est celle d’une ville en train de se faire, dont l’horizon est marqué par une idée forte : les terrasses. Nous croyons qu’un principe simple et évolutif comme celui-ci peut entraîner l’adhésion de la population, fédérer les nombreux acteurs, permettre une grande souplesse programmatique…”. Reste justement à voir comment principe(s) et souplesse se mêleront in situ.

 

Notes


Un EPA de la nouvelle génération
L’Établissement public d’aménagement Seine-Arche (EPASA) a été créé en décembre 2000. Sa mission a été bien cadrée par le protocole signé entre l’État et la ville de Nanterre du 9 mai 2000. Son conseil d’administration comprend à parité des représentants de l’État (huit de différents ministères) et des collectivités (six élus de Nanterre, un du conseil général des Hautsde- Seine, un du conseil régional Île-de-France). Il est présidé par Jacqueline Fraysse, députée-maire de Nanterre. Comme le souligne son directeur général, Michel Calen, l’EPASA se définit comme un maître d’ouvrage et non comme un maître d’œuvre. D’où un nombre de salariés limité (une trentaine fin 2002) et un organigramme simplifié, avec une direction administrative et financière, et une direction de l’aménagement opérationnel confiée à Bruno Charpentier, avec comme adjoint Alain Bertrand. Cette structure de mission n’hésite donc à externaliser certaines fonctions et à faire appel à des consultants. Elle s’appuie également sur un comité de prospective piloté par Georges Mercadal, vice-président du Conseil général des ponts et chaussées jusqu’en décembre 2002. En collaboration avec les équipes candidates, l’EPA a élaboré “une charte pour le développement durable du projet urbain Seine-Arche” qui décline des objectifs dans différents domaines : énergie, déchets, déplacements, eau, qualité des bâtiments et des espaces extérieurs, paysage/espaces verts/espaces publics, équipement, équilibre habitat/emploi,gestion des temporalités et des impacts des phases transitoires du projet. En outre, l’EPA a décidé d’instaurer un système de management environnemental, certifié selon la norme ISO 14001.

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Vidéo
Palmarès “Regards jeunes sur la cité”
Par Annie Zimmermann

Pour cette 13e édition du concours organisé par l’Oroleis /1, plus d’une centaine de vidéos ont été reçues et visionnées par deux jurys, catégories “Contact” et “Mémoire”. Ces réalisations de groupes de jeunes encadrés par des animateurs abordent les thèmes et problèmes récurrents dans la cité, notamment les relations avec le père, le machisme et la place des femmes, ainsi que des sujets demeurés longtemps tabous comme l’homosexualité ou la prostitution. Mais la “teuf” et le spectacle sont aussi très présents avec de nombreuses performances de hip-hop...

 
© D.R.
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Regards
L’Europe des autoroutes ou l’hallucination du banal
Photographies de Gilles Delalex et de David Laperche
 
© D.R.
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