

L’enquête de 2004 sur la population, élaborée par l’INSEE, dénombre 62 millions de Français dont 60,2 en métropole.

Le Baratin est né en 1984 du projet d’un urbaniste.

Le débat sur les Halles a fait passer le PLU au second plan. Pourtant la capitale mérite une réflexion plus vaste sur son devenir.


Comment les villes assument-elles leur passé ? À l’heure des patrimonialisations outrées et des commémorations forcées, la question est décisive. Quelle part du passé est valorisée ? De quoi se fait-on le chantre et, à l’inverse, sur quoi persévère-t-onà étendre le manteau de l’indifférence ? Les hommes qui font les villes, les célèbrent, fussent-ils écrivains, ne sont pas sans exercer un certain contrôle sur les activités valorisables.

Jean-François Grunfeld, créateur du Salon international des techniques muséographiques (SITEM), évoque l’édition de février 2005, particulièrement consacrée aux relations entre le tourisme et les villes.

Un feu de camp. Une ruine qui abrite, pour la nuit, des chameliers et des jeunes femmes venues de Lettonie. Elles sont inquiètes, fument avec acharnement, ne comprennent pas ce que disent ces hommes, qui parlent arabe. L’un d’entre eux se lève et entraîne une de ces jeunes femmes pour la violer. C’est toujours la nuit. Et aussi le froid et la peur…

Êtes-vous branchés, connectés, qu’est-ce qui relie, à qui, à quoi, à quelle échelle, sur quel plan ? De quelles réalités et de quels imaginaires est fait cet urbain “des communications” physiques et virtuelles ? Une vidéaste et un poète abordent ces questions avec beaucoup d’intelligence, de subtilité et d’humour, dans le vif d’une expérience sensorielle des images et des mots.

Comme son complice Claude Parent, avec lequel il joua, de 1948 à 1955, un rôle contestataire de trublion dans la médiocre activité des architectes en vogue, Ionel Schein a été, il y a cinquante ans, l’une des vedettes de la créativité architecturale. Son prototype de maison entièrement réalisée en matières plastiques, exposé au salon des Arts ménagers en 1956, remporta alors un grand succès de curiosité et de presse. Réalisé grandeur nature, ce modèle exemplaire, qui a été à l’origine de la prolifération de prototypes de maisons en plastique, après 1960, n’apporta pas à son créateur les commandes escomptées. Pire, sa singularité marginalisera à jamais l’un des architectes les plus novateurs de la génération d’après guerre. Ionel Schein demeura ce que l’on pourrait appeler un méconnu célèbre.

“Logiques du familier”, c’est ainsi que Michèle de La Pradelle avait intitulé sa direction d’études en anthropologie à l’École des hautes études en sciences sociales. Ses travaux visaient à élucider l’ordinaire de nos vies. Comment comprendre l’intérêt pour les marchés forains alors que la société marchande possède des modes de distribution plus efficaces ? Que se joue-t-il dans la passion vouée à la maison individuelle par les Français ? Comment fonctionne l’opération Paris-Plage ? Tout est bon à observer. Une virée chez Ikea ou une promenade dans les rues de l’Est parisien offrent l’occasion de décrire ce familier dans des situations qui sont toujours “à prendre au sérieux”. Michèle de La Pradelle – décédée en décembre 2004 – faisait le pari d’une anthropologie descriptive : décrire les faits et gestes des acteurs pour analyser les logiques implicites de leurs comportements.

Je n’ai croisé Jean-Loup Herbert qu’à six ou sept reprises, mais j’en garde un souvenir fort. C’était un homme de conviction. Nous ne partagions pas la même appréciation sur Le Corbusier, par exemple, et nous avons toujours pu en débattre sereinement, je dirais même avec une certaine complicité et à coup sûr dans un respect réciproque. Il avait conçu et coordonné un numéro de la revue Question de, consacré aux “Demeures du sacré. Pour une architecture initiatique”, que j’avais alors bien apprécié et dans lequel il concluait son article introductif (qui tentait de répondre à la question de Le Corbusier “Enseigner quoi ? La philosophie de la vie ?”) par cette évidence : “Nous savons maintenant que l’édifier passe par nos cœurs…”