Avec une vingtaine d’années de décalage, la Syrie connaît le même cheminement politique et économique que l’Égypte. Ainsi l’évolution urbaine de la capitale syrienne est-elle comparable à celle du Caire : macrocéphalie, extension des quartiers informels sur les zones agricoles, mais aussi création de villes nouvelles sur les terres non irriguées. Le clientélisme et l’absence d’unité administrative compliquent la gestion de l’agglomération damascène. Lieu de pouvoir, cette capitale échappe pourtant au contrôle de l’État. La refondation urbaine en cours repose sur des dynamiques privées qui conduisent à davantage de ségrégation socio-spatiale. Explications de Fabrice Balanche, responsable de l’Observatoire urbain du Proche-Orient au sein de l’IFPO (Institut français du Proche-Orient).





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