N°364
Janvier | Février | 2009
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Michel Corajoud
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Cf. notre article “L’urbanisme durable : un second souffle pour l’ANRU”, in Urbanisme n° 362 (sept.-oct. 2008).

 

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Programme national de rénovation urbaine.

L’ANRU dans la relance
Par Antoine Loubière

Nouveau défi, mais aussi nouvel accélérateur pour l’ANRU, avec l’intégration de la rénovation urbaine dans le Plan de relance gouvernemental. Après la mise en œuvre d’un urbanisme durable, qui constituait déjà à la fois un défi et un atout pour l’ANRU /1, les annonces gouvernementales de la fin 2008 sont arrivées au bon moment. Comme le disait Gérard Hamel, le président de l’ANRU, lors de la conférence de presse du 22 décembre 2008 présentant ces annonces, celles-ci constituent “une formidable opportunité que nous attendions avec impatience”. En écho, Yazid Sabeg, le président du Comité d’évaluation et de suivi (CES) de l’ANRU et nouveau Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, soulignait “nous avons été entendus”, faisant clairement allusion au dernier rapport du CES (cf. ci-contre). Pour Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, la démarche est “exemplaire du plan de relance”.  Et de saluer au passage “la réactivité de l’ANRU” et la tenue, dès le 22 décembre, d’un conseil d’administration extraordinaire. Ce dernier a déterminé le mode d’emploi des 350 millions d’euros de capacité d’engagement supplémentaire pour le financement du PNRU /2, annoncés par le Premier ministre, François Fillon. Celui-ci avait bien précisé que “cette dotation n’est pas une substitution”. La mobilisation du 1 % logement pour le financement de la rénovation urbaine, prévue dans les orientations budgétaires 2009-2011, est évidemment maintenue, comme l’a d’ailleurs rappelé Christine Boutin. Cette capacité d’engagement de 350 millions s’ajoute donc aux 12 milliards d’euros dont dispose déjà l’ANRU pour financer la rénovation urbaine. Elle permettra d’accélérer et de débloquer des opérations, qui, bien que déjà programmées, ne pouvaient être lancées faute d’un plan de financement finalisé. Il s’agit notamment des avenants appelés sur des parties stratégiques des projets. Parallèlement, 200 millions d’euros, annoncés au préalable par le Président de la République, vont permettre dans certains cas de doubler les avances (30 % au lieu de 15 %) aux collectivités et aux organismes HLM maîtres d’ouvrage, s’ils peuvent justifier d’un engagement physique conséquent des travaux. Cependant, comme nous le confiait Pierre Sallenave, le directeur général de l’ANRU, “ce qui bloque souvent l’avancée des opérations, ce ne sont pas les questions de financement,  mais d’organisation de la maîtrise d’ouvrage”. Dans ce sens, l’ANRU entend renforcer son accompagnement des projets, que ce soit au niveau local (préfets et équipes DDE) ou national (centres de ressources et pôle d’appui opérationnel de l’ANRU). Notre enquête sur le projet de Romainville (cf. pages suivantes) met justement en lumière un organisation très spécifique de la maîtrise d’ouvrage, avec une direction de projet externalisée et confiée à un opérateur privé.


Le rapport du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU Rénovation urbaine 2004-2008 : Quels moyens pour quels résultats ?, 148 pages, 11 euros, La Documentation française, 2008.

Ce rapport est également téléchargeable gratuitement sur le site de l’ANRU

La cité Marcel-Cachin avant rénovation.
Crédits photo : D.R.
Romainville (93)
Un projet pour un nouveau centre-ville
Par Antoine Loubière

La déconstruction-reconstruction de la cité Marcel-Cachin à Romainville (93) vise à reconstituer un nouveau centre-ville en renforçant les équipements et en diversifiant l’habitat.


www.ville-romainville.fr/

Une direction de projet externalisée
Par Antoine Loubière

En faisant le choix d’externaliser la direction de projet confiée à un groupement Coteba (mandataire)-AIC, la Ville de Romainville s’est donné les moyens de pérenniser pendant cinq ans le suivi de sa convention avec l’ANRU (2007-2012) et de réaliser des opérations d’aménagement complexes.


Concours national des villes 2008
121 villes se sont portées candidates pour participer à la première édition du Concours national des villes organisé par l’association éponyme présidée par François Rivière, avec le parrainage du ministère du Logement et de la Ville et le soutien de la Caisse des dépôts. 72 ont été labellisées “Pôle d’excellence de cœur de ville”. Les prix ont été remis, le 16 décembre 2008 , par Christine Boutin à l’Hôtel de Pomereu (Caisse des Dépôts).
Le Prix national des villes en a récompensé dix : cinq de plus de 100 000 habitants – Bordeaux, Brest, Grenoble, Orléans et Nice – et cinq de moins de 100 000 habitants – Arles, Auch, Épinal, Saint-Pierre-de-la-Réunion, Valenciennes. Huit mentions spéciales ont été attribuées : “Stratégie urbaine” à Givors et Meaux, “Logement en cœur de ville” à Angoulême, Grasse et Le Puy-en-Velay, “Offre de services” à Cannes et Troyes, “Lien social, vivre ensemble” à Avignon, Montauban et Saint-Denis, “Patrimoine, culture et tourisme” à Agde, Albi et Le Havre, “Numérique” à Armentières et Nancy, “Accessibilité-Transport” à la communauté d’agglomération de la région de Compiègne et à Vannes, “Écologie urbaine-Environnement” à Menton, Perpignan et Romainville. www.concoursnationaldesvilles.fr