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Cf. notre article “L’urbanisme durable : un second souffle pour l’ANRU”, in Urbanisme n° 362 (sept.-oct. 2008).
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Programme national de rénovation urbaine.
Nouveau défi, mais aussi nouvel accélérateur pour l’ANRU, avec l’intégration de la rénovation urbaine dans le Plan de relance gouvernemental. Après la mise en œuvre d’un urbanisme durable, qui constituait déjà à la fois un défi et un atout pour l’ANRU /1, les annonces gouvernementales de la fin 2008 sont arrivées au bon moment. Comme le disait Gérard Hamel, le président de l’ANRU, lors de la conférence de presse du 22 décembre 2008 présentant ces annonces, celles-ci constituent “une formidable opportunité que nous attendions avec impatience”. En écho, Yazid Sabeg, le président du Comité d’évaluation et de suivi (CES) de l’ANRU et nouveau Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, soulignait “nous avons été entendus”, faisant clairement allusion au dernier rapport du CES (cf. ci-contre). Pour Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, la démarche est “exemplaire du plan de relance”. Et de saluer au passage “la réactivité de l’ANRU” et la tenue, dès le 22 décembre, d’un conseil d’administration extraordinaire. Ce dernier a déterminé le mode d’emploi des 350 millions d’euros de capacité d’engagement supplémentaire pour le financement du PNRU /2, annoncés par le Premier ministre, François Fillon. Celui-ci avait bien précisé que “cette dotation n’est pas une substitution”. La mobilisation du 1 % logement pour le financement de la rénovation urbaine, prévue dans les orientations budgétaires 2009-2011, est évidemment maintenue, comme l’a d’ailleurs rappelé Christine Boutin. Cette capacité d’engagement de 350 millions s’ajoute donc aux 12 milliards d’euros dont dispose déjà l’ANRU pour financer la rénovation urbaine. Elle permettra d’accélérer et de débloquer des opérations, qui, bien que déjà programmées, ne pouvaient être lancées faute d’un plan de financement finalisé. Il s’agit notamment des avenants appelés sur des parties stratégiques des projets. Parallèlement, 200 millions d’euros, annoncés au préalable par le Président de la République, vont permettre dans certains cas de doubler les avances (30 % au lieu de 15 %) aux collectivités et aux organismes HLM maîtres d’ouvrage, s’ils peuvent justifier d’un engagement physique conséquent des travaux. Cependant, comme nous le confiait Pierre Sallenave, le directeur général de l’ANRU, “ce qui bloque souvent l’avancée des opérations, ce ne sont pas les questions de financement, mais d’organisation de la maîtrise d’ouvrage”. Dans ce sens, l’ANRU entend renforcer son accompagnement des projets, que ce soit au niveau local (préfets et équipes DDE) ou national (centres de ressources et pôle d’appui opérationnel de l’ANRU). Notre enquête sur le projet de Romainville (cf. pages suivantes) met justement en lumière un organisation très spécifique de la maîtrise d’ouvrage, avec une direction de projet externalisée et confiée à un opérateur privé.
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Le rapport du Comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU Rénovation urbaine 2004-2008 : Quels moyens pour quels résultats ?, 148 pages, 11 euros, La Documentation française, 2008.
Ce rapport est également téléchargeable gratuitement sur le site de l’ANRU
La déconstruction-reconstruction de la cité Marcel-Cachin à Romainville (93) vise à reconstituer un nouveau centre-ville en renforçant les équipements et en diversifiant l’habitat.
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En faisant le choix d’externaliser la direction de projet confiée à un groupement Coteba (mandataire)-AIC, la Ville de Romainville s’est donné les moyens de pérenniser pendant cinq ans le suivi de sa convention avec l’ANRU (2007-2012) et de réaliser des opérations d’aménagement complexes.