1/Dans lequel interviennent les architectes Arata Isozaki, Daniel Libeskind, Zaha Hadid et Pier Paolo Maggiora.
Vers une renaissance architecturale et urbaine
Par Annie Zimmermann
Le développement et l’extension de Milan sont à l’œuvre. L’une des plus importantes opérations a consisté à déplacer, en 2005, la célèbre Foire (Fiera Milano) – le plus grand centre d’expositions d’Europe – vers la périphérie nord-ouest de la ville, sur la commune de Rho, là où se trouvait l’ancienne raffinerie Agip. Le site ainsi libéré en centre-ville a été dédié à un projet de rénovation urbaine nommé Citylife /1
1/Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages, sous la responsabilité d’Étienne Crépon, dans le cadre de la Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature (DGALN) du ministère de l’Écologie (MEEDEM).
L’Atelier littoral joue les prolongations
Par Antoine Loubière
En conclusion du séminaire de restitution de l’Atelier littoral 2009 organisé les 10 et 11 décembre 2009 à Guérande par la DHUP
/1 (ministère de l’Écologie), Benoist Apparu a annoncé une prolongation de six mois sur quatre sites. Et le lancement en 2010 d’un Atelier économie.
Sous le titre Le Littoral en projets, un livre présente les premiers résultats de la démarche expérimentale “ateliers” menée tout au long de l’année 2007 sur trois territoires du littoral français métropolitain : la ria d’Étel dans le sud de la Bretagne, la Côte d’Opale entre Le Touquet, Berck et Montreuil-sur-Mer et le Triangle vendéen formé par Les Sables d’Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et La Roche-sur-Yon.
Le travail accompli a notamment mis en valeur la nécessité d’accorder autant d’importance au “rétro-littoral” qu’au littoral lui-même. On appréciera, clin d’œil de la montagne au littoral, la photo d’une vache du Tyrol illustrant le dernier chapitre sur le développement durable…
Le Littoral en projets, Christian Devillers, Antoine Haumont, Valérie Morel, Jean-Michel Roux, sous la direction de Cristina Garcez, éditions Parenthèses, coll. Grands territoires, 2009, 142 pages, 19 euros.
Par Thierry Paquot
Dubaï, cette fausse ville posée au milieu de rien, exprime à la fois la folie d’un autocrate et l’absurdité d’un capitalisme déboussolé. Sa crise déchire le masque.
Par Thierry Paquot
Le 29 novembre 2009, 57,5 % des électeurs suisses ayant participé à la votation (54 %) sur l’arrêt de construction de mosquées ont répondu positivement. Un vote à analyser.
Open City, la ville ouverte
Par Antoine Loubière
La 4e biennale internationale d’architecture de Rotterdam (25 septembre 2009/10 janvier 2010) sur le thème de la ville ouverte donnait à réfléchir sur les possibilités de dépasser l’enfermement communautaire.

Le site de la biennale :
www.iabr.nlLe site (en anglais) de l'Institut néerlandais d'architecture (NIA) :
http://en.nai.nl/Crédit photo : Arnaud Theval
Un art qui invente un lieu
Christian Ruby, philosophe
Un programme d’intégration d’œuvres d’art contemporain (le 101 %) dans les logements sociaux de la Région Bruxelles-Capitale propose à des artistes d’intervenir in situ pour créer une œuvre spécifique. Mais surtout, il facilite l’interaction entre ville, architecture, artiste et habitants. Le travail de l’artiste nantais Arnaud Théval consiste en une installation concertée avec l’architecte et l’urbaniste, permettant de remanier les lieux et de transformer un espace abandonné en un “vestibule” urbain. Rendons-nous à la Cité Saint-François à Saint-Josse-ten-Noode.
LA VILLE BIDON(France, 1975)
Réalisateur : Jacques Baratier
Acteurs : Bernadette Lafont, Jean-Pierre Darras, Daniel Duval, Roland Dubillard
Musique : Michel Legrand
Éditeur DVD : Doriane Films
Edouard Boubat / Top-Rapho
Jacques Baratier
Les cinéphiles passionnés par la ville connaissent La Ville bidon, film de Jacques Baratier (1918-2009), sorti en salle en janvier 1976, sans grand succès, au point où la plupart des dictionnaires des films l’ignorent… Il s’agit, à l’origine, d’un téléfilm dont le scénario est co-écrit avec la romancière Christiane Rochefort (1917-1998), auteur d’un texte qui ne vieillit pas, Les Petits Enfants du siècle (1961), dont l’action se déroule à Sarcelles, sortant de terre. Fils de banquier, né à Montpellier, un rien “bohème”, Jacques Baratier collabore aux Nouvelles littéraires, rencontre des écrivains, dessine et rêve d’être peintre… Il traverse l’Afrique en 1947, et par hasard, se fait embaucher sur un tournage (L’Escadron blanc de René Chanas), il y découvre le cinéma et sa magie, qui deviendront vite son ordinaire.
1/ Sur l’histoire des instituts d’urbanisme, cf. le dossier “Transmettre”, Urbanisme n° 364 (janv.-fév. 2009).
2/Composition du jury : Éric Lapierre (directeur de l’agence Éric Lapierre), Alexandre Labasse (directeur du Pavillon de l’Arsenal), Michel Micheau (directeur du cycle d’Urbanisme de Sciences Po), Soline Nivet (Les Ateliers Lion) et Thierry Paquot
Le bel anniversaire du cycle d’urbanisme de Sciences Po
Par Antoine Loubière
Si le cycle d’urbanisme de Sciences Po (Paris) n’était pas le seul à fêter son 40e anniversaire en 2009 – c’était notamment le cas du CELSA devenu le département Aménagement Polytech’ Tours /1 –, il s’est donné les moyens de la plus grande visibilité : site internet dédié, programme de manifestations tout au long de l’année, concours photo (cf. pages suivantes), petit journal, DVD souvenir dans une jolie boîte en carton rouge…
PUBLICATIONS
Michel Micheau dirige la série “Sciences Po Urbanisme” aux éditions de l’Aube et à l’occasion des 40 ans du cycle d’urbanisme publie sous sa direction deux volumes.
Former des urbanistes. Histoire du cycle d’urbanisme (1969-2009) (222 pages, 20 euros) propose une chronologie de cette formation en cinq périodes marquantes, expose ses caractéristiques pédagogiques, explique son insertion à Sciences Po et indique son évolution en recueillant le témoignage d’anciens étudiants et d’enseignants.
Quarante ans d’urbanisme. Clés pour le présent, est un volume collectif, co-dirigé par Michel Micheau et Julien Damon, qui explique le pourquoi et le comment des dernières politiques urbaines en France, tout en suggérant une grille de lecture pour une appréciation critique.Valérie Mancret-Taylor et Léo Fauconnet analysent les mécanismes d’élaboration du SDRIF, Jean-Michel Roux s’attache à décrypter “le jeu des acteurs”, Isabelle Cassin fait le point sur le droit à l’urbanisme, Michel Micheau relate quarante ans d’aménagement du territoire, Vincent Renard évalue les politiques foncières, Bernard Coloos décrit les changements qui ont affecté la politique du logement des Trente glorieuses à la mondialisation, Julien Damon fait le point sur la politique de la ville et Pierre-Alain Trévelo sur quelques théories urbaines. Si le premier s’apparente davantage à une présentation générale de cette formation, le second s’approche d’une introduction générale à l’urbanisme, en cela, il s’adresse à tous les citadins qui souhaitent comprendre “comment ça marche”, la ville et l’urbain. Une bibliographie amicale plus que raisonnée complète l’ensemble.
Concours photo
Le matin du 18 novembre 2009, dans les locaux de la formation en urbanisme de Sciences Po 8, rue Jean-Sébastien Bach, dans le 13e arrondissement), un jury /2 devait sélectionner les meilleures photographies reçues et attribuer trois prix de 500 euros (plus un abonnement à la revue Urbanisme), un par grand thème (Humain, Bâti, Réseau). Après avoir visionné sur grand écran les photographies présélectionnées par les organisateurs, le jury, navré, n’a pu attribuer qu’un prix sur les trois, et a classé à la majorité ex aequo deux séries de photos appartenant à la catégorie “Humain”. Personnellement, j’étais quelque peu déçu par les clichés reçus, par l’absence d’originalité des sujets et surtout par la grande disparité au sein des mêmes séries, à la fois dans le format, les couleurs, le cadrage. Parfois, trois photos sur cinq étaient satisfaisantes, mais l’ensemble restait bancal, disparate. La photographie est un art, ne l’oublions pas !