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n° 379 Juillet-Août 2011
Lire et écrire la ville

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n° 373
Juillet-Août 2010
Villes créatives ?
 

Informations

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Bruits de ville
Prix
Michel Desvigne : Grand prix de l’urbanisme 2011
(in extenso)
Par Thierry Paquot

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Bruits de ville
Vitry
Le cinéma au service de la mémoire populaire d’un quartier
(in extenso)
Par Thierry Paquot

Article indisponible.
 
Art en ville
Photo
Prix Arte / L’art et la ville
(in extenso)
Par Thierry Paquot

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Bruits de ville
Dakar
Un Forum social mondial à l’heure des révolutions arabes
Françoise Lieberherr-Gardiol

La capitale du Sénégal a accueilli le Forum social mondial (FSM) au printemps 2011, au moment où le régime autoritaire égyptien était renversé. Le prochain FSM aura lieu en Tunisie ou en Égypte.

 
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Bruits de ville
Tours
La “Ville à l’État Gazeux” en préparation
(in extenso)
Par Maud Le Floc’h

Tours va accueillir du 15 au 17 septembre l’événement “La Ville à l’État Gazeux”, à l’initiative du pOlau-pôle des arts urbains. Explication de son animatrice, Maud Le Floc’h, urbaniste, scénariste *.

 

Qu’est-ce qu’une “Ville à l’État Gazeux” ?
La Ville à l’État Gazeux est une façon de parler de la ville immatérielle, celle qui est derrière la ville bâtie, la ville en dur, planifiée et “chartée”. C’est aussi un clin d’œil à l’ouvrage de Yves Michaud L’Art à l’état gazeux, qui dénonce la fonction cosmétique de l’art. Elle est l’occasion de donner la parole à ceux qui cherchent et expérimentent une ville en dehors des clous ; praticiens, universitaires et artistes urbains. Les matinées de conférences et débats mobiliseront la tête, les après-midis et soirées activeront les jambes lors de parcours et performances. Il s’agit d’une invitation à diverses expériences urbaines, selon des focales effervescentes, graves et légères.
Le pOlau-pôle des arts urbains aimerait inspirer une Ville à l’État Gazeux, trois jours durant ; inventer ses ressorts publics, ses architectures foraines, son organisation politique. Quel serait le maire d’une telle ville ? Il y a ici une allusion à un carnaval contemporain, au carrefour du scientifique, du politique et du poétique.
L’agglomération et la ville de Tours et l’univer-sité François-Rabelais, en particulier Polytech’-Département Aménagement et la MSH, se prêtent à ce nouvel exercice en soutenant ce projet.

Quels sont les thèmes retenus ?
Notre sujet de prédilection au pOlau est celui de la ville sensible, que nous abordons sous différentes coutures mais surtout dans son double sens : ville vulnérable d’un côté et ville affective de l’autre ; ville fragile et ville sensorielle, ville du risque et ville imaginative. Notre pan conceptuel est de suggérer que ces deux registres du sensible, pour des raisons et selon des modalités différentes, sont producteurs de créativité et d’inventivité. Le sensible vient augmenter subtilement la notion de ville durable. Un manifeste que nous défendons à travers des formes et formats très variés.

En quoi l’art et les artistes contribuent-ils à penser (et à panser) la ville autrement que les sciences humaines et sociales que vous mobilisez aussi pendant ces rencontres ?
Les artistes ont indubitablement un sixième sens qui s’inscrit en quinconce de la rationalité et du normatif. Plus spécifiquement, les artistes urbains délivrent des lectures inédites d’un espace, d’un contexte ; à la fois voyants, voyeurs, voyous. Leurs modes opératoires, le repérage en particulier, sont source de diagnostics d’une nouvelle ère, où le subjectif entre en ligne de compte. Leur talent urbain est de savoir mixer des valeurs et des caractères hétérogènes, des DJ en quelque sorte, des Ville-J.
L’artiste qui travaille sur les légendes urbaines, par exemple, sait construire un propos métaphorique pour mettre une ville en récit. Celui qui travaille sur le point de vue sait débusquer des qualités invisibles à l’œil nu, etc.
Je suis persuadée, depuis toujours, que les obsessions artistiques ont à dire à la ville. Elles participent, à leurs façons, à désigner les lieux et attitudes de la modernité. l

Propos recueillis par Thierry Paquot.

 

Notes


* Urbaniste, scénariste, lauréate du Palmarès des jeunes urbanistes 2010, elle a fondé et dirige le pOlau-pôle des arts urbains, conventionné avec le ministère de la Culture, la région Centre et la communauté d’agglomération Tour(s)plus. Auteure de Un élu, un artiste. Mission Repérage(s) : 17 rencontres itinérantes pour une approche sensible de la ville, L’Entretemps, 2006. 

 



 

Pour en savoir plus

www.villealetatgazeux.org

© D.R.
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Art en ville
Le réveil de la Respublica ?
Par Camille de Singly

Les œuvres d’art ont une action à déployer dans et en faveur de l’espace public. Non pour y exercer une influence, mais pour y réveiller l’esprit. Respublica est une œuvre de Nicolas Milhé, co-commanditée par la Ville de Bordeaux et le Conseil régional d’Aquitaine dans le cadre d’Evento. Elle a reçu le soutien du fonds national de la commande publique du ministère de la Culture et de la Communication et a été installée en collaboration avec La Nouvelle Agence, architectes associés. Le commissariat était assuré par Claire Jacquet, du Frac Aquitaine. Christian Ruby a demandé à Camille de Singly de raconter cette aventure publique. 

 
© D.R.
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Cinéma
Brad Furman
La défense Lincoln
Par Thierry Paquot
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Vidéo
Christian Barani
Self Fiction
Par Annie Zimmermann

À Dubaï, à la fois ville et Émirat d’environ 5 millions d’habitants (selon les sources officielles), ce sont le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum et le visa de séjour (ou contrat de travail), d’une durée maximale de trois ans, qui règnent en maîtres.


Les douze “fragments” du dispositif Self Fiction à l’Espace Khiasma

  1. Jusqu’au bout de... Montage réalisé à partir de vidéos Youtube et leurs commentaires associés, représentant la marchandisation des différentes expériences culturelles.
  2. Témoignage d’un chauffeur de taxi indien sur le danger de filmer à Dubaï.
  3. Interview d’un commerçant libanais sur le projet de société de Dubaï.
  4. Dubai Mall.
  5. La prière du vendredi à Deira (le “vieux Dubaï”) et le témoignage d’un Iranien sur la question de l’obtention du visa.
  6. Témoignage d’un jeune Afghan sur la condition ouvrière.
  7. Revendications ouvrières (documents).
  8. Citations choisies, extraites de L’Âge de l’accès. La nouvelle culture du capitalisme, de Jeremy Rifkin.
  9. Satwa : dérive dans un quartier d’habitations traditionnelles peuplées d’ouvriers blengladeshi.
  10. Dubai Marina : port artificiel, gated community, golf.
  11. Générique : liste des 1 200 marques présente dans le Dubai Mall.
  12. Quartier de Deira : dérive.
 

Notes


Christian Barani est vidéaste.
Il vit et travaille à Paris.
christianbarani@noos.fr

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Regards
Photographies de Mathieu Allain
Bobo vélo !
(in extenso)
Par Thierry Paquot

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