Phnom Penh, capitale du Cambodge, connaît depuis le début des années 2000 un renouveau qui contraste avec les périodes noires des trois décennies précédentes dues à la guerre du Viêtnam, au génocide khmer rouge, à l’occupation vietnamienne et à l’instabilité politique. Son rythme de développement lui redonne progressivement place dans le jeu des métropoles d’Asie du Sud-Est, mais à un niveau bien différent de ce qu’elle a connu dans les années 1960 où elle concurrençait Singapour. Il lui faut faire face aux multiples défis internes d’une ville du tiers-monde /1 et se repositionner dans la répartition des rôles entre les villes de la région. Ses principaux avantages économiques sont liés à ses faiblesses (coûts de la main-d’œuvre, fiscalité, capacité administrative, droits des citoyens…) mal compensées par le niveau des infrastructures, la disponibilité foncière, la solidité du droit des affaires, la sécurité. Explications de Eric Huybrechts et Frédéric Mauret, architectes et urbanistes.





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