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n° 383 Mars-Avril 2012
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Théories / Pratiques
 

Informations

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Hommages
Joseph Noiret (1927-2012)
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Hommages
Jaques Gutwirth (1926-2012)
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Hommages
Charles Delfante (1926-2012)
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Bruits de ville
33è rencontre nationale des agences d'urbanisme 19-20-21 novembre 2012, Bordeaux
Chiffrer et déchiffrer les villes - Intelligence territoriale et renouveau de l'action publique locale
(in extenso)

Les politiques publiques locales prétendent agir sur l’organisation et le fonctionnement des territoires. Elles s’appuient, pour ce faire, sur une certaine “représentation” de la réalité territoriale. Or cette représentation est construite, façonnée par des méthodes d’enquête, des outils d’observation, des langages disciplinaires, des images virtuelles, des codes professionnels, des synthèses journalistiques... tous dispositifs techniques et médiatiques “donnant à voir” la réalité, une réalité.

Ainsi l’action publique est-elle formatée par des grilles d’analyse préétablies, au risque d’une triple méprise : des “lunettes” fabriquées pour une réalité dépassée, faisant courir à l’action publique un risque d’obsolescence ; des “lunettes” aux focales inadaptées, impuissantes à saisir les complexités sociales et spatiales ; des “lunettes” au champ de vision trop étroit, obérant les marges de manœuvre d’une action publique dès lors vouée à la standardisation.

Des thématiques aussi stratégiques pour l’avenir de nos villes que les espaces périurbains, les intensités relationnelles, les interdépendances spatiales, le chrono-aménagement, les grands territoires... constituent aujourd’hui des points aveugles de la pensée et de l’action urbaines, faute d’une expertise ad hoc. Face à l’importance des mutations liées, entre autres, aux processus de métropolisation, la transformation des modes d’appréhension et de compréhension des territoires devient un enjeu politique majeur. Seules une intelligence territoriale renouvelée et une expertise plurielle assumée permettront d’ouvrir l’éventail des problèmes et des solutions qui fourniront la matière d’une action publique pertinente, donc efficace et légitime.

Dans le cadre de cette prochaine rencontre qui se tiendra au Rocher de Palmer à Cenon, la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU) et l’agence d’urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine (a’urba) lancent un appel à idées auprès du monde de la recherche. Les universitaires, chercheurs, doctorants sont invités à proposer une contribution autour de deux ambitions :

  • Proposer des avancées méthodologiques aptes à combler les lacunes de l’expertise territoriale, particulièrement en matière de diagnostics et de représentations.
  • Analyser les capacités contributives des divers producteurs d’intelligence territoriale à cette démarche d’ “aggiornamento cognitif” : usagers, journalistes, artistes, chercheurs, opérateurs privés... partenaires effectifs ou potentiels des agences d’urbanisme.

De nombreuses disciplines scientifiques sont potentiellement concernées par cet appel : aménagement et urbanisme, sociologie, sciences politiques, sciences de gestion, management public, statistique, économie, géographie, sciences de l’information, sciences de l’ingénieur, etc.

Les propositions sont à transmettre le 22 avril au plus tard par courriel :
33eme-rencontre-fnau@aurba.org
Elles doivent comprendre :

  • Une courte note problématique et méthodologique du sujet traité (environ 2 500 signes).
  • Une présentation de l’auteur, du contexte intellectuel et institutionnel de la proposition (quelques lignes).

Les propositions seront évaluées par les organisateurs en fonction de leur qualité propre, de leur pertinence par rapport au thème de la rencontre, de leur capacité à enrichir les débats. Il sera demandé aux auteurs sélectionnés de préparer une intervention orale qui fournira la substance d’un séminaire de préparation de la rencontre. Ce séminaire se tiendra à Paris courant mai. Les contributions des participants au séminaire seront ensuite mobilisées selon des modalités diverses : insertion dans une publication préalable à la rencontre, participation aux ateliers ou aux plénières de la rencontre des 19-20-21 novembre à Bordeaux.

Informations complémentaires : www.aurba.org

 
© D.R.
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Bruits de ville
Monaco
Les enjeux participatifs des maquettes 3D
F. J.

Organisée du 7 au 9 février, l’édition 2012 du salon Imagina, rendez-vous international consacré aux technologies numériques 3D, a fait une place importante à l’urbanisme, notamment aux enjeux des maquettes 3D.

 

Notes


Pour en savoir plus :

www.unicaen.fr/rome

Université de Caen Basse-Normandie, Plan de Rome (France)
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Bruits de ville
Lyon
La Part-Dieu, hub métropolitain en quête d’urbanité
Par Antoine Loubière

De nouvelles tours sont au programme du quartier d’affaires lyonnais, qui doit retrouver un “sol facile”… autour d’une gare TGV surchargée.

 

Notes


Pour en savoir plus :
www.grandlyon.com
www.urbalyon.org
www.lyon-confluence.fr
www.tour-incity.com

Grand Lyon
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Bruits de ville
Toulouse
La gare Matabiau, futur projet “Toulouse Euro Sud-Ouest”
Par Antoine Loubière

Dépourvue d’un quartier d’affaires et d’une gare TGV, la métropole toulousaine rêve des deux avec l’arrivée programmée de la ligne à grande vitesse Sud-Ouest à l’horizon 2020…

 

Notes


Pour en savoir plus :

www.grandtoulouse.fr

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Bruits de ville
Marseille-Provence
Les territoires mouvants de "2013"
Par Antoine Loubière

Le 19 janvier 2012, la présentation du pré-programme de Marseille-Provence 2013 capitale européenne de la culture a dévoilé un catalogue très fourni d’initiatives, en parallèle à de nombreux chantiers.

 

Notes


Pour en savoir plus :
Le site officiel : www.mp2013.fr
Le site off : www.marseille2013.com

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Bruits de ville
Copenhage
Le "Diamant noir", atout métropolitain
Maie Gérardot

Depuis une vingtaine d’années, de nombreux pays ont construit ou projettent de construire de nouvelles bibliothèques nationales ou royales. “Contenants”, elles contribuent également au “contenu” d’un quartier et plus largement d’une ville. Exemple à Copenhague.

 
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Bruits de ville
Bruxelles
L'Union européenne, l'architecture et l'urbanisme
Pierre Laconte

Un débat autour de la question “Comment l’architecture et l’urbanisme peuvent-ils renforcer l’Europe ?” s’est tenu le 11 janvier 2012 à Bruxelles.

 

Notes


Pour en savoir plus :
Agence européenne de l’environnement : www.eea.europa.eu
Référentiel européen de la ville durable : http://rfsc.tomos.fr/
Fondation pour l’environnement urbain : www.ffue.org
Forum européen des politiques architecturales : www.efpa-fepa.eu
Urban Intergroup : www.urban-intergroup.eu

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Bruits de ville
Séville
Plaisirs cyclistes en capitale andalouse
Camille de Preissac et Benoît Maas

Se déplacer à vélo procure de multiples sensations : il n’est pas rare que le cycliste urbain passe de l’euphorie à la colère, connaisse alternativement de brèves montées d’adrénaline et des moments de réelle évasion. Parcours à Séville.

 

Notes


Pour en savoir plus :
bicyclettes-en-tete.fr
bicyclettesentete@gmail.com

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Bruits de ville
New Delhi
Un péage urbain ?
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Bruits de ville
Japon
Les Japonais consomment moins d'électricité
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Art en ville
Grenoble
Une place, espace de jeu
Christian Ruby

Depuis plusieurs années, la Ville de Grenoble travaille à la restructuration de ses quartiers sud-ouest, prévoyant notamment, dans le cadre du projet urbain Mistral, Eaux-Claires, Rondeau Libération (2004-2008), la création d’une place à l’intersection de l’avenue Rhin-et-Danube et de la rue Anatole-France, conçue par Djamel Klouche, Robert Helmholz et Jan Kopp. Nous avons rencontré ce dernier. Par Christian Ruby, philosophe.

 
D. R.
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Cinéma
Cyril Mennegun
Louise Wimmer
Par Thierry Paquot
Article indisponible.
 
Vidéo
au Fresnoy
Utopies urbaines
(in extenso)
Par Annie Zimmermann

“Fuite du temps et projections mentales”, “Mémoire en acte”, “Utopies urbaines”, “Face à ce qui se dérobe” /1, “Lignes de fuite” sont les thèmes qui traversent cette exposition consacrée aux œuvres d’animation. Depuis le premier dessin animé muet, Fantasmagorie /2, réalisé en 1908 par Émile Cohl (de son vrai nom, Émile Courtet), cette technique n’a cessé d’évoluer, intégrant à présent les outils numériques les plus récents, notamment les logiciels 3D de type jeu vidéo. Ainsi nous est donnée à voir, en temps réel reconstruit, l’école Sancti Spiritus, dans le Sud de Cuba : recréé dans ses moindres détails par John Gerrard, à partir de photographies, de données topographiques et d’images satellite, ce bâtiment des années 1960, toujours en service, est doté sur l’écran d’une vie fictive, au fil d’une année, avec ses jours, ses nuits, les lumières changeantes des saisons. Seule une gardienne (artificiellement introduite) l’occupe à certains moments. En notre temps régi par les “NTIC”, cette œuvre saisissante interroge profondément sur les notions de présence/ absence, de proche/lointain, de nostalgie. Alexander Schellow, quant à lui, s’est rendu à Tirana et dans le Nord de l’Albanie – ce “pays qui n’existe pas” –, recueillant des éléments d’une mémoire collective dans une région limitrophe du Kosovo, où les rues mêmes n’ont pas de nom officiel, “chacun les désignant en fonction de ce qu’il en connaît”. Un travail sur “l’humain” et “l’urbain”, d’une grande acuité. Autre représentation, d’un quartier cette fois, par Jan Kopp, qui, au crayon à papier, a aussi minutieusement que poétiquement rendu La Grand’Mare, cette zone “sensible” des Hauts-de-Rouen bâtie à la fin des années 1960, dont le supermarché se nomme Le Mutant. Enfin, Justin Bennett, inspiré par Paul Virilio, a imaginé sur un rythme rapide la construction/évolution d’une ville, où “le crayon est en guerre avec la gomme”. Apparitions et disparitions, transformation et renouvellement, chacune de ces œuvres contient sa part d’espoir.

 

Notes


élection d’œuvres présentées dans l’exposition “Visions fugitives, du dessin animé aux images de synthèse” (Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, Tourcoing, du 11 février au 15 avril 2012).
Commissaire : Marie-Thérèse Champesme
www.lefresnoy.net

Justin Bennett
City of Progress, vidéo HD, sonore, 11’, 2008-2010 (prêt Argos).
John Gerrard Cuban School (Sancti Spiritus), realtime 3D, 2011 (courtesy : l’artiste et Thomas Dane Gallery, Londres).
Jan Kopp Le Tourniquet, vidéo HD, animation, 4’48, 2009 (collection FRAC Alsace, Sélestat © ADAGP).
Alexander Schellow Tirana, films d’animation, dessins, photographies, enregistrements sonores, documents, 2011.

1/
En référence au recueil de poèmes d’Henri Michaux, Face à ce qui se dérobe, Gallimard, 1976.

2/
www.youtube.com

John Gerrard
Jan Kopp
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Regards
Sur les toits de New-York - Photographies d'Alex MacLean*
(in extenso)
Par Annie Zimmermann

Pourquoi vous êtes-vous attaqué, cette fois, à une ville dense, et pas n’importe laquelle, New York, après avoir survolé les vastes paysages nord-américains ?
Pour de nombreuses raisons, New York était la ville idéale pour réaliser ce projet. Dense, elle est aussi l’un des lieux de résidence les plus “verts”, per capita, des États-Unis. Trois de mes neuf livres de photographies aériennes précédents portaient sur le thème de l’étalement urbain sur le territoire américain et de notre condition de dépendance à l’automobile, qui se révèle maintenant si problématique, avec ce gaspillage d’énergie qu’elle occasionne sur fond de changement climatique. Cette fois-ci, je voulais vraiment aborder le mode de peuplement américain sous un angle plus positif, et mettre en lumière des solutions potentielles pour pallier cette évolution du climat. Il me semble qu’un urbanisme bien pensé peut offrir des opportunités, notamment après avoir constaté, en les survolant, que cette profusion de toitures – qui représentent environ un tiers des espaces extérieurs de Manhattan – est totalement inutilisée. Les toits offrent aux résidants des villes des espaces extérieurs en plus, ce qui améliore la qualité de leur environnement.

Comment avez-vous obtenu l’autorisation de parcourir l’espace aérien new-yorkais ? Étiez-vous, comme pour vos précédents ouvrages, à la fois pilote et photographe ?
D’un point de vue opérationnel, il est compliqué de survoler New York, en raison des quatre aéroports de la ville, avec lesquels il faut se coordonner. Pour ce livre, j’ai effectué quelques vols dans mon avion personnel, à haute altitude, mais la majeure partie du travail s’est faite à bord d’un hélicoptère, afin de pouvoir voler au plus près des bâtiments et saisir davantage de détails. Obtenir l’autorisation de vol n’a pas été très difficile, habituellement un coup de téléphone aux contrôleurs aériens avant le décollage suffit. Les contrôleurs américains, dans l’esprit de la démocratie, ouvrent l’espace aérien à tous ses utilisateurs de manière équitable. Mais celui-ci est par moments fermé, lors de la tenue de sessions des Nations Unies, ou quand le président Barack Obama se trouve en ville.

 

Quelle a été votre première impression ? Avez-vous découvert des modes d’utilisation des toits que vous n’imaginiez même pas ?
Ma première impression a été la surprise de voir combien les toits accueillaient d’activités et d’usages différents, des terrains de jeu, restaurants et bars aux panneaux solaires et jardins. Je n’imaginais pas du tout qu’il y avait là autant de vie. Mais, en même temps, bien que de si nombreuses activités y soient possibles, on découvre également de vastes surfaces inutilisées. Je me souviens qu’un jour, alors que j’étais en train de prendre des photos, j’ai constaté avec étonnement qu’il y avait beaucoup plus de toits blancs que de toits noirs. Le rôle de ces toits blancs n’est pas seulement de réduire la température dans les logements qu’ils couvrent – ce qui économise de l’énergie en réduisant l’utilisation (et les coûts) de la climatisation – mais aussi, par effet cumulé, de réduire la température ambiante de l’ensemble de la région métropolitaine.
Autre chose inattendue : la découverte d’une multitude de toits végétalisés. Il y en avait tellement qu’il m’a fallu du temps pour m’habituer à eux. J’ai eu le même sentiment face aux grandes installations de panneaux solaires en toiture. Mais, au bout d’un moment, la présence de ces panneaux allait de soi. Je pense qu’il en sera de même pour les différents modes d’utilisation des toits, avec le temps.

Pensez-vous, à l’instar de Le Corbusier, que le toit est une “cinquième façade” ?
L’architecte Le Corbusier a bien dit que le toit était une “cinquième façade”, mais les toits n’étaient pas visibles alors, ils étaient même oubliés, contrairement aux façades verticales, et généralement considérés comme des espaces résiduels destinés à recevoir les équipements techniques nécessaires au fonctionnement d’un bâtiment. De ma vision aérienne, il semble qu’utiliser la “cinquième façade” à des fins d’entassement de ces équipements est un gâchis d’espace extérieur.

 

En quoi ce périple au-dessus de Manhattan modifie-t-il votre vision de New York ? Qu’avez-vous appris sur cette ville ?
Après ces deux années où j’ai survolé New York à intervalles réguliers, j’ai le sentiment d’avoir enfin compris les relations particulières qui se sont établies entre tant de quartiers, et qui donnent à la ville son caractère et sa grande variété. Je me souviens avoir souvent marché pour me rendre à une adresse précise, et y être parvenu sans vraiment savoir où je me trouvais dans ce grand système urbain qu’est New York City, ne sachant même pas avec certitude si j’étais dans l’East Side ou le West Side. Je ne m’étais jamais rendu compte qu’une place pouvait être en relation avec une autre dans la cartographie globale de la ville. New York est une merveille, car tellement de gens y travaillent et y vivent si proches les uns des autres. Ce qui ne pourrait être encore amélioré que d’une façon : donner davantage de possibilités d’accès aux espaces de plein air. Travailler à ce livre m’a montré que ces opportunités existent sur les toits de la ville, et qu’il revient aux habitants de New York, et d’autres villes, de continuer à se les approprier et à les utiliser.

 

 

 

 

Notes


* Ces photographies sont publiées à l’occasion de la sortie du livre Sur les toits de New York. Espaces cachés à ciel ouvert, préface de Robert Campbell, texte et photographies d’Alex MacLean, Dominique Carré Éditeur-La Découverte, avril 2012.

Alex MaxLean
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