|
|
Informations
— Revenir au sommaire
Bruits de ville
Paris De l’énergie dans Mix(Cité) Par Stéphane Semichon Les promoteurs n’hésitent pas à se mettre en danger. C’est l’une des leçons à retenir de “Mix(Cité), villes en partage”, une exposition à la Cité de l’architecture & du patrimoine de la Fondation d’entreprise Bouygues Immobilier et de l’Observatoire de la Ville qu’elle finance.
| | | |
|
Bruits de ville
Hexagone François Grether, Grand prix de l’urbanisme 2012 (in extenso) Par Antoine Loubière
En attribuant à François Grether le Grand prix de l’urbanisme, le jury, réuni le 30 mai 2012 et présidé par Jean-Marc Michel, directeur général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature, a réparé une injustice à l’égard d’un professionnel trop discret. Le communiqué de presse précise que “le jury a souhaité saluer cet urbaniste militant qui a su privilégier une approche négociée et partenariale et faire se rencontrer les compétences au service d’une approche durable du territoire”. François Grether, architecte urbaniste, né en 1941 à Dijon, a notamment impulsé une approche renouvelée des documents d’urbanisme au sein de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), où il a largement contribué au fameux POS de 1977. Ayant créé sa propre agence en 1992, il a participé à la conception de plusieurs grandes opérations d’aménagement, des terrains Renault de Boulogne-Billancourt à Lyon Confluence (première phase). Il est le concepteur urbain de l’opération Clichy-Batignolles (avec Jacqueline Osty, paysagiste, et OGI Bet) et il a été récemment sélectionné pour l’important projet de reconquête des berges de Maine à Angers (avec Phytolab, SCE, MRS et Contrepoint). Par ailleurs, le jury du Grand prix a souhaité rendre hommage à Marcel Roncayolo, né en 1926 à Marseille, universitaire, géographe et urbaniste, spécialiste de sa ville natale, auteur de nombreux ouvrages, pour “ses contributions essentielles à la science urbaine et à la connaissance des métropoles”. Le Grand prix sera remis par Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, lors d’une cérémonie officielle en décembre 2012.
A. L.
| | | |
|
Hommages
Claude Martinand (1945-2012) (in extenso) Par Antoine Loubière
Avec le décès le 10 juin 2012, à l’âge de 67 ans, de Claude Martinand, c’est une figure mythique du corps des Ponts et Chaussées qui disparaît. Cet X-Ponts a joué en effet un rôle politique de premier plan, d’abord comme directeur de cabinet de Charles Fiterman, ministre communiste des Transports (1981-1984). Il fut ainsi un des pères de la Loi d’orientation des transports intérieurs, la fameuse LOTI toujours en vigueur. Il a ensuite dirigé l’Institut géographique national (IGN), puis la direction des affaires économiques et internationales du ministère de l’Équipement, avant de devenir le premier président de Réseau ferré de France (1997-2002). Comme l’a souligné dans un communiqué Hubert du Mesnil, actuel PDG de RFF, “il a fallu les connaissances éclairées, l’habileté, la volonté de Claude Martinand pour permettre à ce nouvel acteur de jouer un rôle déterminant pour le développement du ferroviaire et le redressement de l’entreprise historique”. Cette tache accomplie, Claude Martinand a été nommé vice-président du Conseil général des Ponts et Chaussées (CGPC), couronnement d’une carrière de “grand commis de l’État”. Il présidait par ailleurs l’Institut pour la gestion déléguée, s’étant fait le défenseur de la délégation de service public “à la française” au niveau européen. Le CGPC est devenu le conseil général de l’Environnement et du Développement durable. Claude Martinand avait très vite compris l’importance des évolutions à l’œuvre dans les cultures professionnelles, notamment autour des thématiques du développement durable et de la démocratie participative. Nous l’avions, pour la dernière fois, croisé lors du colloque international “Faire la ville durable”, organisé à Marne-la-Vallée les 20 et 21 janvier 2011. Il nous avait aimablement demandé des nouvelles de la revue…
A. L.
| | | |
|
Bruits de ville
Les 50 000, ou comment habiter la métropole ? Par Sylvie Groueff Lancé par la Communauté urbaine de Bordeaux en mai 2010, le projet “50 000” vise à construire “50 000 logements nouveaux autour des axes de transports publics”. Cet appel à projets mobilise cinq équipes de concepteurs, dont les premiers travaux sont exposés à Arc en rêve centre d’architecture.
| | NotesÀ voir Exposition “50 000*” Du 10 juillet au 21 novembre 2012 Arc en rêve, Entrepôt, 7, rue Ferrère, 33000 Bordeaux www.arcenreve.com
| |
|
Bruits de ville
Montpellier Recréer un morceau de ville avec les habitants Par Sylvie Groueff À la suite de la réforme de la carte militaire, l’École d’application de l’infanterie a quitté son site de Montpellier, où elle était implantée depuis 1967, pour s’installer à Draguignan. Ce sont ainsi 38 hectares de l’Ouest montpelliérain qui ont été acquis par la municipalité en 2012, et qui seront aménagés à la suite d’un processus de concertation avec les citoyens.
| | | |
|
Bruits de ville
Chaumont-sur-Loire Délices et délires au jardin (in extenso) Par Annie Zimmermann
Cet été, le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire accueille aussi ses visiteurs à la tombée de la nuit, les invitant à une envoûtante sarabande d’ombres et de lumières.
Le Domaine de Chaumont s’agrandit et s’embellit encore : Les Prés de Goualoup (10 ha supplémentaires, portant la surface totale à 32 ha), aménagés par le paysagiste Louis Benech, accueilleront de nouveaux jardins pérennes, les deux premiers conçus par Che Bing Chiu /1, spécialiste du jardin chinois, et Shu Wang, lauréat du Prix Pritzker 2012. On peut aussi admirer l’étonnante “sculpture” imaginée par Jean-Philippe Poirée-Ville, dont les volutes végétales viennent caresser la muraille du château, ou le splendide jardin (invité) de l’École nationale d’horticulture d’Angers. Quant au thème de la 21e édition du festival, “Jardins des délices, jardins des délires”, il est enchanteur : au fil des allées et des vingt-quatre jardins exposés, chacun peut découvrir sa ou ses merveille(s), son lieu de ravissement. Question de goût, comme dirait Alain Passard, président du jury de cette cuvée 2012, chef cuisinier de son état, et saxophoniste, également concepteur d’un appétissant jardin nommé “Cordon bleu”. Certains créateurs nous convient ainsi aux plaisirs de la table – “Coulisses d’un festin”, “Le Potager”, “En pâtisserie, tout est permis”... – tandis que d’autres nous entraînent dans des contes ou récits mythologiques – “Le Jardin bleu”, en hommage à Lewis Carroll, “Un jardin psyché-délice”, “Le jardin de la Belle au Bois Dormant”, “Le jardin des renards rouges”... Pour moi, le bonheur fut “Mag Mell” (Plain of Joy), “une île légendaire qui se trouverait à l’ouest de l’Irlande”, avec sa végétation profuse, bienveillante, fascinante, lovée dans le mystère et baignée de fontaines : tout s’y déploie, pour le plaisir des sens. Autre élément essentiel à la magie du festival, il est pour la quatrième année consécutive ouvert à la visite la nuit. La scénographie lumière de Sylvain Bigot et l’agence Neo light a magnifié dix-huit des jardins, les redessinant en ombres et couleurs, leur donnant une nouvelle dimension plastique et onirique où s’évanouit toute limite. Cette belle œuvre a pu être réalisée grâce à un partenariat suivi avec Philips, ses équipes et sa technologie de pointe. Des centaines de projecteurs LED, peu consommateurs d’énergie, ont ainsi été fournis et mis en œuvre par Citéos, le pôle Énergies de Vinci, à qui l’on doit également la nouvelle illumination de la tour Montparnasse. À Chaumont, le savoir-faire technique se met au service de l’art, pour un enrichissement mutuel et au bénéfice de tous.
A. Z.
| | Notes1/ Auteur notamment de Jardins de la Chine, ou la quête du paradis, Éditions de la Martinière, 2010 et d’une traduction française annotée de l’ouvrage de Ji Cheng, Yuanyé, le traité des jardins (1634), Les Éditions de l’Imprimeur, 1997.
Horaires d’ouverture : Jour : jusqu’au 21 octobre, tous les jours, de 10 h à 18 h ou 19 h, selon la saison. Nuit : du 1er juillet au 31 août, tous les soirs sauf le vendredi, de 22 h à minuit. www.domaine-chaumont.fr
 D. R. | |
|
(in extenso) Par Annie Zimmermann
Cinquante-trois œuvres, production de l’année au Studio national des arts contemporains du Fresnoy, sont rassemblées dans l’exposition Panorama 14 sous le thème de l’“élasticité”. C’est-à-dire la fluidité du monde contemporain, des circulations – notamment celle de l’information –, et aussi la distorsion des repères et références, d’où ces questions : comment les artistes s’approprient-ils les masses de données en mouvement, les hiérarchisent-ils, les questionnent-ils ? Et, finalement, quid de ce remix entre territoires du réel et du virtuel ? La scénographie même de l’exposition, un plan ouvert où les œuvres de multiples natures et formats interagissent, illustre parfaitement le propos, le visiteur effectuant son propre décryptage et construisant sa propre narration au fil d’une déambulation particulière, d’un parcours mental spécifique. Chaque artiste y apporte son thème et son cadre de réflexion. Pour Maya Da-Rin (Brésil), c’est une colline de Marseille qui devient sujet d’observation ; pour Bakary Diallo (Mali), il s’agit d’une ode au bambara (territoire déserté) et à une ruralité africaine dévastée par les conflits et la violence, où ne subsistent plus que des traces de vie et des spectres en combustion qui accomplissent encore les gestes des vivants. Aurélien Vernhes-Lermusiaux (France) a filmé les ruines de Hashima, un îlot en mer au large de Nagazaki, surnommé Battleship Island ou Ghost Island, autrefois voué à l’exploitation d’un gisement houiller ; et Alice Colomer (France) a revisité la cité-jardin de la Butte-Rouge, à Châtenay-Malabry, et redocumenté la mort tragique d’un de ses habitants, Georges Mondésir, à la suite d’une interpellation policière en septembre 2002. Quant à Seo Jung Hee (Corée), il suggère à travers le simple corps nu d’une femme vu de dos la fin d’une humanité contaminée. Ces pensées sombres sont contre-balancées par la très belle et sereine installation d’Arthur Zerktouni (Maroc), un fragile mur d’eau et de lumière qui cristallise les souvenirs en éclats irisés, ou celle de David Rokeby (États-Unis), une “sculpture” de mains virtuelles qui n’apparaissent qu’en projection sur les nôtres, dans l’ombre. Une invitation à se découvrir soi-même dans de surprenantes rencontres.
A. Z.
| | NotesSélection d’œuvres présentées dans l’exposition “Panorama 14” (Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, Roubaix, du 2 juin au 22 juillet 2012)
www.lefresnoy.net
Commissaire : Benjamin Weil Scénographe : Jacky Lautem
Alice Colomer (France), J-M. Mondésir, film, hybridation entre photographies et images réalisées avec caméra RED Jivko Darakchiev (Bulgarie), Lecedra, film Maya Da-Rin (Brésil), Horizon des événements, installation Pauline Delwaulle (France), L’île, film
Bakary Diallo (Mali), Tomo, film Renaud Duval (France), Clipon Archives, installation, phoographies, vidéo, création sonore Christophe Herreros (France), Le Dragon d’Or, installation Laura Huertas Millan (Colombie), Aequador, film HD Jow Zhi-Wei (Singapour), After the winter, film Jeanne Lafon (France), Fata Morgana, film Eliza Muresan (Roumanie), La Pierre de sel, film David Rokeby (États-Unis), Hand Held, installation Mitsuaki Saito (France), Yabukimachi, film Seo Jung Hee (Corée), Sing Under, film 3D Ana Vaz (Brésil), Entre temps, film HD Aurélien Vernhes-Lermusiaux (France), L’Empire, installation interactive Arthur Zerktouni (Maroc), In Memoriam, installation
   © D.R. | |
| |