
Alors que l’Institut français d’urbanisme (IFU) connaît un nouveau moment marquant de son existence, en demandant son rattachement à l’université de Marne-la-Vallée pour s’émanciper de la tutelle de l’université Paris 8 (Saint-Denis) et se rapprocher de l’Institut d’urbanisme de Paris (IUP – université Paris 12), François Ascher, professeur et ancien directeur de l’IFU, nous rappelle les débuts de cette histoire à la fois politique et professionnelle qui éclaire d’un jour nouveau les débats actuels.
S’inscrivant dans la lignée de l’École des hautes études urbaines créée en 1919, l’Institut d’urbanisme de Paris (IUP), rattaché en 1972 à l’université de Paris 12 Val-de-Marne à Créteil, occupe la place de l’institut “historique” en France. Sans nostalgie pour un passé glorieux, Georges Knaebel, sociologue, directeur de l’IUP de 2006 à 2008, explique ici les nouveaux défis que l’Institut doit affronter, notamment en se rapprochant de l’Institut français d’urbanisme (IFU) et en se positionnant activement au sein de l’université Paris Est.
À l’occasion du 40e anniversaire du cycle d’urbanisme de Sciences Po, créé en 1969, son directeur, Michel Micheau, professeur des universités, revient sur la singularité de cette formation. Si l’âge de la maturité a été atteint bien avant les 40 ans, les défis du quotidien et de l’avenir sont toujours d’ampleur, notamment pour développer la recherche.
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On trouvera toutes les informations sur les manifestations et publications organisées à l’occasion du 40e anniversaire du cycle sur le site www.sciences-po-urbanisme.fr
Dans le champ de l’action sur la ville et les territoires, la transmission des connaissances engage des acteurs nombreux. On propose ici de réfléchir au rôle des instituts de formation à l’aménagement-urbanisme, rassemblant des équipes motivées mais de taille modeste au sein des universités. Leur mission première fut de délivrer des savoirs et savoir-faire à de futurs praticiens. Aujourd’hui, la complexité de l’action urbaine, le renforcement des procédures d’évaluation des formations, l’autonomie des universités et parfois leur regroupement amènent à repenser les finalités de ces formations. Une conférence-débat organisée le 8 décembre 2008 autour de Willem Salet, président de l’Association of European Schools of Planning (AESOP), qui compte 175 membres (en France, la plupart des instituts adhérant à l’APERAU), a permis de confronter les évolutions en Europe et celle d’une école qui fête ses 40 ans d’exercice en 2009. Compte rendu par Cyril Blondel et Marie Fournier, doctorants en aménagement-urbanisme, avec la contribution de Christophe Demazière, professeur à l’École polytechnique de l’université de Tours.
Les 40 ans du CESA de Tours
Fondé en 1969 par Vincent Labeyrie, le Centre d’études supérieures en aménagement (CESA) a participé en 2002 à la création de l’École polytechnique de l’université de Tours, dont il est devenu le département aménagement. Sur la base de son expérience et d’une analyse du marché du travail, il a mis en place à partir de 2005 une formation d’ingénieur en génie de l’aménagement. En quarante ans, plus de 2 000 professionnels ont été formés à Tours.
Le programme du cycle des manifestations organisées à l’occasion de ses 40 ans, régulièrement actualisé, figure sur le site internet de l’école : www.polytech-univ-tours.fr
Franck Scherrer, directeur de l’Institut d’urbanisme de Lyon (université Lumière Lyon 2) et président de l’Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme (APERAU), revient sur l’impact de la réforme LMD et sur les relations entre formations universitaires, recherche et milieu professionnel.