N°364
Janvier | Février | 2009
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Michel Corajoud
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Dossier/ Transmettre
Professionnels

* Respectivement urbaniste qualifié, membre de la commission de qualification de l’OPQU, membre de la SFU ; vice-président d’Urba+ délégué à l’insertion professionnelle, membre de la SFU.

SFU/ASSOCIATION URBA+
Les jeunes urbanistes et la profession : un rendez-vous à ne pas manquer
Dominique Musslin et Olivier Crépin

Chaque année en France, 1 200 urbanistes diplômé(e)s entrent sur le marché de l’emploi. Reconnu par les instances ministérielles de l’Enseignement supérieur et du MEEDDAT (ex-Équipement), le métier d’urbaniste ne dispose en revanche d’aucune visibilité dans le système de nomenclatures du ministère de l’Emploi. Pour la SFU (Société française des urbanistes) et l’association Urba+ (réseau de l’Institut d’urbanisme de Paris), l’enjeu est donc de donner un coup de projecteur sur une profession comprenant plusieurs milliers de membres, mais qui reste largement à organiser. Prise de position de Dominique Musslin et Olivier Crépin *.


www.opqu.org

www.urbanistes.com

www.urbaplus.org

Contact : jeunesurbanistes.sfu@gmail.com

SICOVAL (SUD-EST TOULOUSAIN)
Comment une communauté d’agglo recrute ses urbanistes
Par Danièle Gay

Lors de recrutements d’urbanistes, une collectivité locale prend en compte divers facteurs. Si elle connaît ses besoins du moment, elle doit également évaluer ceux de moyen et long terme en fonction des évolutions de ses projets d’aménagement, et rechercher la meilleure adéquation avec le profil des candidats : par exemple, faut-il recruter un planner ou un designer ? Témoignage de Danièle Gay, directrice de l’aménagement et du développement durable du Sicoval, communauté d’agglomération du sud-est toulousain.

CHRIS YOUNÈS ET DIDIER REBOIS (ENSA PARIS-LA VILLETTE)
Enseigner entre urbain et architecture
Par Chris Younès et Didier Rebois

Les pratiques très différentes de l’urbaniste et de l’architecte au cours de la seconde moitié du xxe siècle ont été façonnées par les idéologies fonctionnalistes de la ville, qui prônaient un processus de production linéaire de l’urbain de la grande échelle à la petite, séparant planification et design des bâtiments. Les enseignements des deux disciplines reposaient sur des pédagogies radicalement différentes. Chris Younès, philosophe, et Didier Rebois, architecte, tous deux enseignants à l’École d’architecture de Paris-La Villette, relatent quatre expériences pédagogiques dépassant les limites de ces attitudes séparatrices. 

FRÉDÉRIC BONNET (ÉCOLE D’ARCHITECTURE DE CLERMONT-FERRAND)
Master “Entre Ville Architecture Nature” : une expérience pédagogique
Par Frédéric Bonnet

Créé en 2004 à l’École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand, le master EVAN travaille à l’“entrelacement des échelles” architecturals, associant les stratégies territoriales aux engagements sur l’espace public, la culture constructive et l’architecture. Cette expérience a été et est soutenue par plusieurs enseignants très engagés sur le plan aussi bien local qu’international, et hérite de l’expérience fondatrice élaborée dès 1997 par Didier Rebois, avec l’efficace et inventive participation de Chris Younès. Les quatre mots de l’acronyme résument bien l’association que nous tentons de favoriser : il s’agit d’architecture bien sûr, mais comprise dans son rapport productif avec le territoire et la nature. Bien faire saisir les responsabilités et les enjeux contemporains liés à ces équilibres est essentiel. C’est cette expérience pédagogique que Frédéric Bonnet, architecte et enseignant, nous relate, pour la faire connaître et aussi et surtout pour qu’elle soit inspiratrice d’autres pratiques enseignantes.

Crédit photo : D.R.
Crédit photo : D.R.
Mireille ferri (RÉGION ÎLE-DE-FRANCE)
Ateliers de création urbaine : transmettre des interrogations
Propos recueillis à Paris, le 9 décembre 2008, par Antoine Loubière

Dans le cadre de la première édition des Ateliers de création urbaine, le conseil régional d’Île-de-France a demandé à des étudiants de cinq écoles franciliennes d’architecture, de paysage et d’urbanisme de plancher sur des futurs quartiers denses et durables en Île-de-France en 2030. Mireille Ferri, vice-présidente du conseil régional chargée de l’aménagement du territoire, explique le sens de cette “commande” très particulière et livre ses impressions sur la formation actuelle des jeunes concepteurs, architectes et urbanistes, et ses possibles évolutions.


Île-de-France 2030 – Ateliers de création urbaine. Futurs possibles, 144 pages, éditions Olivier Carré, 2008.

ESPAGNE
Quelle(s) formation(s) face aux crises ?
Par Laurent Coudroy de Lille

L’enseignement de l’urbanisme en Espagne s’effectue surtout dans les écoles d’architecture, bien qu’une tendance à la diversification des cursus semble s’affirmer. Laurent Coudroy de Lille, enseignant à l’Institut d’urbanisme de Paris, université Paris 12, resitue ces caractéristiques dans le cadre de l’histoire politique espagnole de l’après-franquisme. Alors que s’affirme le rôle des Régions, il pointe également les nouveaux défis, notamment ceux qui sont liés à la grande crise immobilière actuelle, pour les professionnels – anciens et futurs.

ITALIE
Former aux nouvelles compétences
Par Chiara Barattucci

Chaque pays possède sa propre histoire des professions et des métiers, l’Italie n’échappe pas à cette règle. Et si, pour beaucoup de visiteurs, c’est un pays de villes, est-ce pour autant une contrée d’urbanistes ? Chiara Barattucci, architecte et urbaniste (enseignante à l’Institut d’urbanisme de Paris, université Paris 12, et maître de conférences associée à l’université IUAV de Venise), raconte la constitution de ce corps de praticiens, indique ses spécificités et expose les défis à relever.