|
|
Lire et écrire la ville
— Revenir au sommaire
Par Thierry Paquot
Article indisponible. | | | |
“À nous deux... la ville” ou comment, au xixe siècle, le roman et l’urbanisme s’inventent réciproquement Par Michel Max Raynaud Il est parfois difficile de situer exactement le début de l’épistémè “qui marque le seuil de notre modernité” /1. C’est pourtant à ce seuil qu’on trouve des coïncidences, comme celle par exemple qui voit naître en même temps le roman et l’urbanisme moderne. Plus qu’une coïncidence, il y a une véritable osmose qui aboutit à l’invention réciproque d’un regard et d’un geste. Par Michel Max Raynaud.
| | Notes1/ Michel Foucault, Les Mots et les Choses, Gallimard, 1966.
| |
|
Chemin faisant, rue Oberkampf Par Frédérique Monblanc Une balade digressive dans le texte de la ville par une matinée d’hiver, sur les traces citadines des saisons, une feuille à la main, par Frédérique Monblanc.
| |  Branches mortes décoratives au n° 75 | |
|
Par Anne Roche L’idée d’une ville, pour moi, c’était d’abord dans les hauteurs. Enfant, j’ai rêvé sur les skyscrapers de New York, que je n’avais vus que dans les livres, mais le mot, que j’entendais à la lettre, me plaisait : gratter le ciel, quelle belle initiative ! Et à la même époque, après guerre, quand j’ai vu se construire sur la rive nord du Vieux-Port à Marseille la rangée d’immeubles de Fernand Pouillon, je les ai trouvés trop petits.
| | | |
|
Poétique d’une grande ville : ma Québécoite Par Régine Robin C’est autour des années 1980 que j’ai l’idée de décrire ma découverte de Montréal dans une fiction expérimentale où la narratrice mettrait en scène un personnage féminin, une immigrante arrivée de Paris, mon double mais pas tout à fait.
| | | |
|
Italo Calvino : du Sentier aux Villes invisibles Par Ettore Janulardo Pour ses lecteurs, Italo Calvino est le romancier de la ville magique, celle qui se dédouble, se transforme, se transfigure au point de devenir invisible et de rendre visibles d’autres sites auparavant cachés. Ettore Janulardo démontre que l’auteur des Villes invisibles, dès ses premiers textes, se joue de la ville au point de la décomposer pour la recomposer.
| | | |
|
Pasolini et le corps de la ville Par Francesca Negro Dans ses œuvres, Pier Paolo Pasolini (1922-1975) exprime, de manière charnelle, à la fois la transformation d’une culture et le passage d’une Rome “provinciale” à une Rome “mégalopole”, avec l’extension de sa périphérie et l’accroissement rapide du nombre d’habitants de ses banlieues. Car c’est durant les années 1950-1970, où il écrit ses romans et réalise ses films, que Rome prend son corps actuel et que ses occupants deviennent des “citoyens modernes”. En évoquant ces deux corps en changement, celui de la ville et celui de sa population urbanisée, Pasolini décrit le vide social et éthique que connaît alors l’Italie. Analyse de Francesca Negro.
| | | |
|
La face sombre des villes du futur Par Sophie Deramond Alors que se multiplient les expositions grand public sur la ville de demain /1, où des images paradisiaques, sous un ciel étrangement bleu, lient la ville à la nature et aux technologies de pointe, il est intéressant de se tourner vers ce que les écrivains nous disent de ces villes rêvées, imaginaires. Pourquoi ? Parce que le projet architectural ou urbain affiché dans ces expositions est au service d’une vision constructive, matérielle, collective. Il est par essence positif et généreux, il cherche des solutions, il fait des propositions. Le projet littéraire, lui, n’a pas d’autre but que de proposer une vision personnelle, subjective, humaine et libre de tout enjeu constructif ou réaliste. Là où l’image sacrifie inévitablement aux impératifs de la séduction, l’écriture se révèle être un instrument de réflexion libre et sans concession.
| | Notes1/ Après l’exposition “Villes rêvées, villes durables”, présentée à l’espace EDF-Electra du 23 octobre 2009 au 21 mars 2010, la Cité de l’architecture et du patrimoine propose, de mars à juillet 2011, “La Ville fertile. Vers une nature urbaine”. L’objet de l’exposition est résumé en ces termes par le commissaire d’exposition Nicolas Gilsoul : il s’agit de montrer en quoi “nos fantasmes de nature s’incarnent dans la réalité des villes, convoquent une grande diversité d’approches créatives, d’innovations technologiques, de domaines de connaissances inédits et de nouvelles urbanités”.
| |
|
L’autre ville de Le Clézio Par Chris Younès Habiter le monde et la nature, telle se présente la quête réenchantée à laquelle semble nous convier l’œuvre de Le Clézio /1. Il y a un lien, une alliance entre l’homme et la nature, rompus depuis longtemps, qui sont à retrouver et à revitaliser. Depuis que l’homme a troqué ses buissons et ses grottes, ses arbres et ses falaises, sa mer et son désert contre de sordides demeures de planches grinçantes, aux toits de tôle ou de carton goudronné, des ruelles jonchées de détritus et d’immondices aux odeurs putrides et nauséabondes, sa vie a dégénéré.
| | Notes1/ Nous nous référons plus particulièrement à la série de ses ouvrages publiés autour des années 1980 : l’essai L’Inconnu sur la terre (1978), les nouvelles de Mondo et autres histoires (1978) ainsi que le roman Désert (1980), pour lequel il a reçu le prix Paul-Morand décerné par l’Académie française. Cette série correspond à la deuxième période de sa production littéraire et fait suite à une période noire où principalement il dénonce la société occidentale et la grande ville, règne de la désolation, de la peur, de la misère, de la déchéance.
| |
|
Nouvelles de l’après-ville Par Thierry Paquot Article indisponible. | | | |
“Archistars”, ville et littérature Par Géraldine Molina Vedettes d’un star-system placées sous les feux des projecteurs, les “grands” architectes français concentrent les marques de prestige et monopolisent des places de pouvoir, comme le démontre l’épisode de la consultation sur le Grand Paris. Leurs écrits mêmes témoignent de leur volonté de se saisir de la ville comme d’un territoire professionnel et comme d’un terrain d’expériences /1. Et, pour appréhender la ville, les architectes s’appuient, entre autres, sur la littérature. Leurs pratiques de lecture et d’écriture éveillent la curiosité : pourquoi Christian de Portzamparc, Jean Nouvel, Roland Castro, Michel Cantal-Dupart, Paul Chemetov, Henri Gaudin, Philippe Panerai, Bruno Fortier, Christian Devillers, Pierre Riboulet ou Bernard Huet ont-ils choisi de se rapprocher de la littérature et de la poésie /2 ? Enquête et analyse, par Géraldine Molina, géographe.
| | Notes1/ Les mots “ville” ou “urbain” apparaissent d’ailleurs d’une manière récurrente dans les titres des ouvrages des grands architectes : M. Cantal-Dupart, Merci la ville ! Le Castor Astral, 1994 ; R. Castro, Civilisation urbaine ou barbarie, Plon, 1994 ; P. Chemetov, La Fabrique des villes, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, 1992 ; B. Fortier, L’Amour des villes, Institut français d’architecture, 1994.
2/ Cet article s’appuie sur une partie des résultats d’une enquête réalisée dans le cadre d’une thèse qui a porté sur les écrits des grands architectes. Ce travail s’est vu compléter par une analyse des discours oraux ainsi que des entretiens réalisés avec les “stars”, des écrivains et des grands témoins des champs de l’architecture et de l’urbanisme.
| |
|
Romans urbains (in extenso) Par Thierry Paquot
Article indisponible. | | | | |