Habiter l’entre-deux

Naïri Arzoumanian et Daphné Bengoa
Parenthèses, 2024,
156 pages, 32 euros
Habiter l’entre-deux met en lumière des « espaces communs » relativement oubliés : seuils, paliers, jardins partagés, couloirs…, autant de lieux de vie encore trop souvent rendus neutres et traversants par les architectes concepteurs. A contrario, Naïri Arzoumanian démontre tout l’intérêt social qu’entretiennent ces espaces de « vides » à la frontière de l’intérieur et de l’extérieur, du public et du privé, de l’individuel et du collectif. Prenant appui sur de nombreuses études de cas et largement illustré (par Simon Durand), cet ouvrage passionnant incite à inverser le regard et l’attention portée sur l’habitat collectif. Les larges planches photographiques de Daphné Bengoa nous mettent en situation et donnent du corps à un ensemble réussi. Les autrices montrent ainsi que ces espaces peuvent devenir des espaces socles pour le déploiement de nouvelles formes de cohésion sociale.
Elias Sougrati





