Ciels de Paris
Catherine Radtka et Régis Briday (dir.)
[Classiques Garnier, 2026, 402 pages, 29 euros]
Au XIXe siècle, une partie de l’opinion se montre rétive à l’idée même de présenter le « ciel » comme un phénomène physique et mesurable, sous l’influence du clergé. À rebours d’une sensibilité et d’une esthétisation naissantes pour la montagne et l’océan, il suscite peu d’intérêt sinon de la défiance. Plus encore, le « ciel urbain » cristallise les critiques : le développement d’une astronomie populaire par François Arago au sein de l’Observatoire fait figure d’hérésie pour nombre de contemporains.
Cet ouvrage collectif explore, dans une perspective historique et sociale, la montée en puissance des savoirs scientifiques et ingénieurs, et le rôle des infrastructures dans la transformation de notre rapport au céleste. De « ciel poubelle » saturé de rejets au « ciel menace » des deux guerres, c’est tout une évolution des perceptions qui se dessine, pour tendre vers le « ciel spectacle », qui s’intensifie dès les années 1970. Maider Darricau





