Les Marchés
Antonin Moriau et Raphaël Geffray
[Sarbacane, 2026, 224 pages, 25 euros]
Dans un futur plus ou moins proche, où la crise du logement n’a cessé de s’aggraver, Sonia et Michael, jeunes amoureux, sont contraints de transformer leur T2 en espace de coworking pour joindre les deux bouts. Épuisée, Sonia s’enfonce dans une forme de clinomanie – tendance quasi morbide à rester alitée – jusqu’au jour où leur expulsion devient le point de départ d’une plongée dans les arcanes d’un système qui les broie.
Raphaël Geffray, que son éditeur présente comme « intéressé par la manière dont les récits, en structurant les imaginaires, produisent des effets bien réels sur notre environnement », signe avec Antonin Moriau un nouveau tour de force (après La Gare, chronique à retrouver dans le n° 442) : celui de nous immerger dans un univers à la fois crédible et décalé, teinté d’un humour discret.
Chronique d’un futur peu désirable et qui semble nous attendre au tournant.
Lucas Boudier





