Action cœur de ville, deux actes, un bilan

Après deux actes et huit ans d’existence, le bilan du plan Action cœur de ville est incontestablement positif. Novateur dans l’approche de la revitalisation des centres-villes, il a apporté un vent de fraîcheur au sein des communes détentrices du label. Pour autant, la question du commerce reste très dépendante de la manière dont les collectivités s’emparent des outils mis à leur disposition.

Le sujet a émergé dans le courant des années 2010, par des articles de presse et des interpellations politiques : les villes moyennes sont en déclin, il faut agir. La forte attraction des zones pavillonnaires et l’habitude prise de faire ses courses dans les zones commerciales périphériques videraient les centres-villes. La déshérence se voit : des vitrines vides, un habitat peu attractif, le tout accompagné bien souvent d’espaces publics défraîchis. « Nous sommes alors dans un moment de médiatisation assez importante des villes moyennes, notamment avec la mobilisation des associations d’élus », rappelle Julie Chouraqui, chargée de recherche au Lab’Urba de l’université Gustave-Eiffel et autrice d’une thèse sur les villes moyennes françaises entre 2018 et 2023. La crise atteint son paroxysme en 2018, avec les manifestations des « gilets jaunes », qui montrent la crainte des populations des zones rurales et périphériques de subir un déclassement. 2018, pile quand le plan Action cœur de ville (ACV) voit le jour.

Le programme propose aux villes moyennes de mettre en place un projet de revitalisation sur cinq ans. La tâche est confiée par l’État à l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). Lorsque le projet démarre, 234 villes sont retenues sur 222 territoires. Un groupe de communes relativement hétérogènes dans leurs problématiques, qui se retrouvent toutefois dans leur positionnement territorial, situées entre les métropoles régionales et les petites villes et ayant une population comprise entre…

Lire la suite de cet article dans le numéro 448 « Mutations commerciales » en version papier ou en version numérique

Couverture : Guillaume Guilpart

photo : Le ciel de rubans de la rue Mariès, la rue du centre-ville d’Albi la plus exposée au soleil, atténue significativement la température au sol. crédit : Ville d’Albi

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