« Nous devons avoir une lecture plus large de la chaîne de valeur »
Membres du programme de recherche-action Coubertin, Hélène Dang Vu et Joël Idt ont rencontré Henri Specht, directeur des opérations d’aménagement de la SOLIDEO. Il revient sur les modes organisationnels et les montages originaux qui ont permis de tenir les objectifs du Village des athlètes et de laisser en héritage non seulement un quartier, mais aussi une méthode.
Qu’entendez-vous par la notion d’« héritage » du projet, matériel comme immatériel ?
La notion d’héritage n’est pas habituelle dans le vocabulaire de l’aménagement en France. Elle est née du constat que, lors de cessions antérieures des Jeux olympiques et paralympiques, des investissements massifs avaient été consentis pour les sites de compétition ou les Villages d’athlètes, mais leur reconversion avait souvent été mal, voire pas du tout, anticipée. L’évènement passait au premier plan, la dimension sociale et durable des ouvrages restait dans l’ombre. Paris 2024 a choisi de rompre avec cette logique. Dès le dossier de candidature, en février 2016, l’héritage est défini comme principe directeur du projet. La stratégie était claire : privilégier la réutilisation d’équipements existants – le Stade de France en est l’exemple emblématique – et recourir à des sites temporaires, comme le Grand Palais ou les installations de la porte de Versailles.…
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