Quarante nuances d’architecture et de paysage
Le Village olympique, ce sont des espaces publics et 83 immeubles sortis de terre en un temps record, sur 52 hectares. Quelle était la commande architecturale et comment les concepteurs ont-ils travaillé ensemble ?
En tant qu’urbaniste du Village olympique et paralympique (1), Dominique Perrault dessine le quartier accroché au cœur historique du Vieux-Saint-Ouen, et prenant place dans une trame de grandes cathédrales industrielles implantées perpendiculairement à la Seine. Il propose alors six pièces urbaines baptisées « îlots-bateaux » à partir desquelles une trentaine d’architectes composent. La SOLIDEO et l’ensemble des concepteurs, investisseurs et entreprises se réunissent environ une fois par trimestre à l’agence de Dominique Perrault pour participer à un « atelier d’architectes ». Ceux-ci étaient alors « exclusivement concentrés sur le développement de leurs projets, et le rôle de la maîtrise d’œuvre urbaine a été de mettre en relation ces différents projets afin de construire le quartier olympique », raconte l’architecte-urbaniste.
De son côté, Dimitri Roussel, de l’agence Dream, témoigne : « Dominique Perrault était protecteur avec nous. Il ramenait toujours l’architecture au premier plan, au-delà du pur enjeu financier. C’est heureux qu’il y ait eu quelqu’un de son envergure à cette fonction. » Et l’architecte Pascal Gontier d’ajouter : « Le master-plan était très fort, et Dominique Perrault et son équipe nous soutenaient dans les discussions avec les promoteurs et les entreprises »…
Lire la suite de cet article dans le numéro hors-série 82 « Du Village des athlètes à un quartier de ville » en version papier ou en version numérique
Notes :
1/ ZAC de Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine, pas de l’écoquartier fluvial conçu par Philippon-Kalt sur L’Ile-Saint-Denis.






