Les villes à l’ère de la blockchain
Après avoir révolutionné le domaine bancaire, la blockchain pourrait bien bouleverser celui du financement des villes. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations permet de s’échanger des actifs financiers sous la forme de jetons numériques ou tokens. En effet, là où la plupart des systèmes monétaires traditionnels proposent de s’échanger des monnaies par l’intermédiaire d’un gestionnaire centralisé, la blockchain propose un système différent, mais tout aussi fiable, puisque les transactions y sont entièrement traçables et infalsifiables. « En général, ce sont les banques qui jouent un rôle de tiers pour valider les transactions. Cela nous semble tellement évident que nous n’y pensons plus. La blockchain révolutionne ce principe en proposant des transactions décentralisées, d’individu à individu », résume Ariane Tichit, maîtresse de conférences en économie à l’université Clermont Auvergne.
Très vite, les promoteurs immobiliers ont vu dans cette technologie une alternative à l’accession à la propriété. En juin 2019, un hôtel particulier situé rue Anna-Jacquin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), d’une valeur de 6,5 millions d’euros a été acheté pour la première fois en Europe par un promoteur immobilier en utilisant la tokenisation. Depuis, de nombreuses opérations immobilières basées sur la blockchain ont émergé en France et à l’international. Des scandales financiers ont également éclaté. La Ville de Détroit (États-Unis) a annoncé, en juillet 2025, poursuivre…
Emmanuelle Picaud
Retrouvez la suite de cet article dans le numéro 451 « Financer la ville » en version papier ou en version numérique
Couverture : Lila Castillo
Crédit photo : Digitvalue






