La gestion des déchets à l’heure de l’économie circulaire
Au-delà de leur capacité à collecter et traiter les déchets, les collectivités doivent dorénavant contribuer à leur réduction, au réemploi, au recyclage, à la valorisation des biodéchets et aux changements de comportement de leurs administrés. Une mutation qui questionne les conditions de financement du service et des conditions de son amélioration.
Pendant longtemps, la gestion des déchets a reposé sur une équation relativement simple : collecter les déchets produits par les habitants, puis les acheminer vers une installation de traitement adaptée. Cette mission, essentielle mais souvent invisible, constituait l’un des services publics les plus quotidiens et les plus largement partagés. Cette réalité demeure. Pourtant, la nature même du service public des déchets a profondément évolué au cours des dernières décennies. À présent, les collectivités ne sont plus seulement attendues sur leur capacité à collecter et traiter les déchets. Elles doivent également contribuer à leur réduction, développer le réemploi, améliorer le recyclage, favoriser la valorisation des biodéchets et accompagner les changements de comportement des habitants. À travers ces nouvelles attentes, la gestion des déchets s’inscrit désormais pleinement dans les objectifs d’économie circulaire et de transition écologique. Une évolution qui interroge directement les modalités de financement du service.
Des missions de plus en plus nombreuses
L’élargissement progressif des objectifs assignés aux collectivités se traduit par une diversification des actions à conduire. À la collecte et au traitement des déchets ménagers se sont ajoutés le déploiement des centres de tri modernes, le développement des ressourceries, les dispositifs de compostage de proximité, les collectes séparées des biodéchets, les actions de sensibilisation, ou encore les démarches de prévention visant à réduire la production de déchets à la source. L’obligation de proposer une solution de tri à la source des biodéchets depuis le 1er janvier 2024 illustre cette évolution. Les collectivités doivent mettre à disposition des habitants des solutions adaptées aux spécificités de leur territoire, qu’il s’agisse de compostage individuel, de compostage partagé ou de collecte dédiée.
Selon les données de…
Vincent Palierne
Retrouvez la suite de cet article dans le numéro 451 « Financer la ville » en version papier ou en version numérique
Couverture : Lila Castillo
Crédit photo : JC-SEXE






