Afrique de l’Ouest : l’habitant cofinanceur de la fabrique de la ville
Selon le dernier rapport 2024 d’ONU-Habitat, 2,8 milliards de personnes vivant sur le continent africain n’ont pas accès à un logement digne et durable. Parmi eux, 1,1 milliard habite un quartier en déficit de services et d’infrastructures (1).
En 2023, 25,6 % de la population de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) détenait un compte bancaire (2), ce qui suppose une exclusion des systèmes financiers bancaires pour trois quarts des habitants qui souhaitent un logement digne et un cadre de vie amélioré. Ce phénomène s’explique en partie par le manque de garantie et de solvabilité des emprunteurs du fait d’une prépondérance de l’emploi informel générant des revenus souvent faibles et irréguliers pour la majorité de la population ouest-africaine. La cause principale reste les taux d’intérêt bancaires très élevés : entre 6 et 9 % selon les pays. Des taux d’intérêt qui peuvent atteindre 24 % par an dans les institutions de microfinances.
Fonds rotatif de rénovation urbaine
Partant de ce constat généralisé dans l’espace ouest-africain, et de problématiques urgentes de rénovation de l’habitat au Sénégal, les habitants se sont…
Pauline Leporcq Sonko
Retrouvez la suite de cet article dans le numéro 451 « Financer la ville » en version papier ou en version numérique
Couverture : Lila Castillo
Notes :
1/ Rapport sur la situation de l’inclusion financière dans l’UEMOA au cours de l’année 2023, BCEAO (2025).
2/ Voir note précédente.
Crédit photo : Clément Maucourt






