Financer l’écologie rurale
« L’écologie n’est pas un sujet porteur. » C’est le constat brut posé par les 28 maires ruraux des Hauts-de-France, interrogés par le Centre ressource du développement durable des Hauts-de-France (Cerdd) en mai 2025, dans un rapport publié en juin 2026 (1). Pour ces édiles, c’est l’aspect « punitif » qui domine dans la perception des habitants, et le soutien aux politiques de transition n’est observé que « dans les cas d’un quelconque gain personnel direct à la clé ». Face à ce paradoxe – 67 % estiment aussi que l’État doit intensifier la planification écologique et créer des emplois dans la transition énergétique (2) –, les maires usent d’un vocabulaire attrayant pour justifier leurs investissements, mais pointent néanmoins un « manque de légitimité et une impression de solitude » dans la mise en œuvre de politiques écologiques.
Des coopérations pour tenir l’équation financière
Ce sont surtout les lacunes en matière de coordination qui reviennent avec insistance dans les entretiens menés par le Cerdd : un besoin de mutualisation des moyens qui est mis à mal par un rôle des intercommunalités jugé trop faible et des relations entre communes encore insuffisantes. Les maires avancent ainsi des pistes très concrètes : fusion de communes de petite taille, recours renforcé aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) comme supports de projets et d’ingénierie, développement des pôles d’équilibre territorial et rural (PETR) en tant que structures de projet.
Interviewée en juillet 2026, Sylvie Le Hir, maire de Valdahon (Doubs), insiste sur…
François Agostini et Maider Darricau
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Couverture : Lila Castillo
Notes :
1/ « À la rencontre des maires ruraux des Hauts-de-France », synthèse et analyse des entretiens réalisées en mai 2025, juin 2026, Cerdd.
2/ Sondage Ipsos et Réseau Action Climat, septembre 2025.
Crédit photo : D. R.






