L’essor du commerce populaire dans les centralités commerciales en difficulté
Plébiscité par les consommateurs pour ses prix accessibles, le commerce populaire ne séduit plus uniquement les ménages aux revenus modestes. Une dynamique qui implique de plus en plus d’acteurs, au-delà des géants du discount, et tend à former de véritables centralités commerciales dans certains territoires.
Le commerce populaire est aujourd’hui l’un des secteurs commerciaux parmi les plus dynamiques. Plusieurs facteurs expliquent cette vitalité : l’impact de l’inflation sur les comportements d’achat des ménages, l’émergence de nouveaux modes de consommation comme la fast fashion ou la seconde main, ainsi que la transformation de l’armature commerciale et l’augmentation de la vacance commerciale. Cette dynamique s’observe à travers la progression des enseignes discount dans le classement des plus grandes enseignes françaises (1), avec notamment Lidl à la 6e place, Aldi à la 11e et Action à la 12e position en termes de chiffre d’affaires. Par ailleurs, le commerce populaire gagne du terrain dans les centres-villes, où sa présence devient visible sur les principales artères commerciales.
Le concept de commerce populaire réunit des formats de vente, parfois très distincts, néanmoins caractérisés par leur accessibilité à tous, et plus particulièrement aux ménages aux revenus modestes. Cette clientèle est d’abord séduite par les prix attractifs des articles, mais d’autres facteurs entrent également en jeu comme la…
Mathias Boquet
Lire la suite de cet article dans le numéro 448 « Mutations commerciales » en version papier ou en version numérique

Couverture : Guillaume Guilpart
Crédit photo : Mathias Boquet
1/ Magali Picard, « TOP 100 : le commerce fait mieux que résister », LSA, 2024, n° 2851, p. 8–14.





