« Capitaliser sur l’existant » : 3800 entrées de ville commerciales
S’appuyant sur le baromètre des entrées de ville commerciales en France, copublié en juin 2025 par Icade et la Scet, Pierre Mignon, directeur des grands projets à Icade, éclaire le potentiel encore sous-exploité de ces espaces.

Pierre Mignon, crédit : Tristan Paviot
Face à la crise du logement, 64 % des Français estiment prioritaire ou important de construire des logements dans les entrées de ville, mais seuls 26 % se disent prêts à y habiter (39 % chez les moins de 35 ans). Que vous inspirent ces chiffres ?
Je les trouve globalement encourageants. Les entrées de ville sont aujourd’hui fortement plébiscitées, notamment en raison du haut niveau de service qu’elles offrent déjà. L’aspiration à habiter dans des quartiers bien équipés, accessibles et fonctionnels est réelle, à condition de parvenir à transformer cette attractivité potentielle en qualité de vie effective. La comparaison avec les friches – ferroviaires, industrielles ou autres – est éclairante. Sur des sites vierges ou peu desservis, il est très difficile d’amorcer une dynamique commerciale et de services. Les entrées de ville présentent à l’inverse un atout majeur : l’existant. Elles permettent de capitaliser sur des infrastructures, des flux et des usages déjà installés.
Le chiffre de 26 % est d’autant plus positif qu’il existe encore peu de références concrètes sur ce type d’habitat. Il traduit une adhésion de principe à l’idée de produire davantage de logements en ville plutôt qu’en étalement urbain. Ce n’est plus seulement un consensus technocratique : c’est devenu un consensus politique et, de plus en plus, citoyen. Le chantier qui s’ouvre désormais est considérable. Des espaces peu désirables en l’état doivent devenir…
Propos recueillis par Lucas Boudier
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