Centres commerciaux, une dynamique qui ne se dément pas
Belle Épine, Créteil Soleil, Les Quatre Temps… Les centres commerciaux et leurs noms plus poétiques les uns que les autres ont fait fureur dans les années 1970. Cinquante ans plus tard, le modèle mise moins sur le caddie de courses que sur le shopping et l’expérience. Entrez par les portes automatiques et suivez les enseignes lumineuses, on vous raconte.
Il y a une dizaine d’années, la fin des centres commerciaux semblait annoncée : le commerce en ligne allait tout rafler. Mais le présage ne s’est pas réalisé. « Le modèle n’est pas en crise, affirme Christophe Noël, délégué général de la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (Fact, ex-Conseil national des centres commerciaux). La tendance générale, entre 2022 et 2025, est une progression chaque année, tant pour le chiffre d’affaires que pour la fréquentation. » La plupart des 850 centres commerciaux en France se portent bien, les moins qualitatifs étant toutefois fragilisés, surtout en cas de forte « intensité concurrentielle » ; « Certains se sont renforcés, d’autres se sont affaiblis », résume Christophe Noël.
Même le Covid, en 2020, n’a pas eu raison des galeries commerciales. « Nous avons été fermés pratiquement un tiers de l’année sur deux années successives. Ça a été un vrai sujet, il a fallu remonter la pente », se souvient Dominique Hautbois, directeur général opérations commerciales et expérience client Europe du Sud chez Unibail-Rodamco-Westfield (URW), qui possède 17 centres commerciaux en France et 49 autres dans dix autres pays. Mais aujourd’hui, le groupe, comme ses principaux concurrents, revient aux chiffres 2019, une « année record ».
Tous les groupes n’ont pas la même recette pour rester au sommet. La stratégie de Klépierre, leader européen, a été de…
Lucie Romano
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Couverture : Guillaume Guilpart
Crédit photo : Le centre commercial Neyrpic, près de Grenoble, pendant un concert de Kendji Girac. Apsys






