« L’enjeu n’était pas de faire table rase, mais de réorganiser »
Les entrées de ville concentrent depuis des années les critiques et les frustrations. Faut-il pour autant les condamner ? Réponse avec Marc Lecocq, de la foncière Frey, qui défend une autre lecture de ces territoires.

Marc Lecocq, crédit : Frey
Les entrées de ville sont souvent présentées comme un échec de l’urbanisme commercial. Quelles limites avez-vous identifiées à ce modèle ?
Les constats étaient assez classiques : des zones monofonctionnelles, l’apparition de friches commerciales, une baisse des chiffres d’affaires pour certaines enseignes et, surtout, de fortes problématiques de circulation, avec des points de congestion très marqués. Sur le plan urbain, ces zones répondaient de moins en moins aux attentes contemporaines : peu ou pas de mobilités douces, des bâtiments standardisés en bardage métallique, de vastes nappes de stationnement sans traitement paysager. Pour autant, elles avaient un atout majeur : elles restaient attractives commercialement. À Troyes, en 2009 [le premier marché qu’a gagné Frey, ndlr], comme à Strasbourg, en 2014 [le deuxième], la consommation était dynamique, des enseignes souhaitaient s’y installer et le commerce se portait bien.
L’enjeu n’était donc pas de faire table rase, mais de réorganiser, de reconnecter ces espaces au tissu urbain, d’introduire des mobilités douces, des espaces verts, des bâtiments moins énergivores, et un fonctionnement plus mixte. Ces projets se sont inscrits dans…
Propos recueillis par Lucas Boudier
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Couverture : Guillaume Guilpart
Photo de couverture : Visuel du projet de revitalisation d’entrée de ville, de l’agence Frey, à Cormontreuil.






