Le projet écolo-agricole, la chance d’une autre France
Face à une agriculture extrêmement productiviste et à un réchauffement climatique mal combattu, que peuvent donc faire les acteurs du monde de l’urbanisme ? Quelques exemples vertueux montrent qu’il est possible de faire projet entre agriculture et ville, quelle que soit l’échelle.
Comment lier des sujets constamment séparés alors qu’il s’agit de rêver d’une France solidaire sur le plan territorial – saine et nourrissante –, où il ferait bon vivre partout ? Sans doute en liant des questions et solutions habituellement cloisonnées en silos pour construire des utopies réalistes. J’ai personnellement été éveillée aux questions agricoles par Michel Corajoud (1937−2014), quant au rapport entre agriculture et paysage, puis, au-delà des lectures et rencontres professionnelles, par des romans européens, souvent plus pertinents que les ouvrages savants pour comprendre l’évolution du monde paysan, ses joies, ses souffrances, ses contraintes et sa modernité. Citons Le Mec de la tombe d’à côté, de la Suédoise Katarina Mazetti (Actes Sud,2006) ; la saga de La Ferme des Neshov, de la Norvégienne Anne B. Ragde (Balland, 2010) ; mais surtout les deux romans de Serge Joncour : Nature humaine (1) (Flammarion, 2020), suivi de Chaleur humaine (Albin Michel, 2023).
L’impératif est d’autant plus prégnant que non seulement la santé s’en mêle, mais aussi la possibilité de…
Ariella Masboungi
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Couverture : Donatien Mary
crédit photo : Déconstruction et reconstruction d’un hangar agricole à Pérignat-ès-Allier sur l’écopôle du Val d’Allier. Photo : Les Territoires oubliés, Ariella Masboungi et Guillaume Hébert, Éditions du Moniteur, 2024
Notes :
1/ Lire la recension dans le n° 420 d’Urbanisme, printemps 2021, p. 80.






