La fête au bout de la ligne
L’accès à la fête constitue un révélateur discret des inégalités territoriales : en Ile-de-France, il demeure étroitement tributaire des possibilités de déplacement. Pour le compte du Forum Vies Mobiles, des étudiants de l’École d’urbanisme de Paris (EUP) ont parcouru la périphérie francilienne pour documenter ses pratiques festives et ses mobilités.
Se retrouver entre ami(e)s, sortir pour boire un verre ou aller danser, faire la fête sont des pratiques largement partagées, indépendamment de notre situation géographique. Pourtant, les possibilités d’accès à cette vie festive diffèrent fortement selon les territoires : les pratiques restent, en grande majorité, associées aux centres urbains, où se concentrent bars, restaurants, salles de concert et boîtes de nuit.
En Ile-de-France, les différences entre Paris et les périphéries sont notables. La capitale concentre une forte densité d’établissements festifs et bénéficie d’une offre de mobilité plus adaptée aux déplacements nocturnes. Paris a progressivement intégré les enjeux de la vie nocturne dans ses politiques urbaines et culturelles, notamment à travers des élu(e)s dédié(e)s (lire aussi p. 39).
Les communes de proche banlieue disposent, elles aussi, d’équipements et d’agendas culturels, de tiers-lieux et d’établissements capables d’accueillir ces pratiques festives. En revanche, plus on s’éloigne du cœur métropolitain, plus l’accès à la fête dépend de la capacité à être mobile. Dans les territoires de grande couronne, l’offre festive apparaît…
Yasmine Benarbia
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Couverture : Laurent Duvoux
Photo : Extinction de l’éclairage public dans la commune de Thiers (Puy-de-Dôme), adhérente du parc naturel régional du Livradois-Forez, crédit : Samuel Challéat/Observatoire de l’environnement nocturne/CNRS





