« La fête est attaquée de toutes parts »
Auteur et critique d’art, Arnaud Idelon a signé l’essai Boum Boum. Politiques du dancefloor (1) qui évoque la fête comme une zone à défendre, surtout sous ses formes les moins commerciales et les plus alternatives.

Crédit photo : Romy Alizée
Comment en êtes-vous arrivé à faire de la fête un sujet d’étude ?
J’avais envie d’écrire sur mon expérience de la fête tout en essayant de monter en généralité et de voir si elle croisait d’autres expériences. Ce qui m’intéresse surtout, c’est son ambivalence : la fête est autant politique qu’elle ne l’est pas, autant transgressive qu’elle ne l’est pas… C’est toute la dynamique carnavalesque qui est ici à l’œuvre. Tantôt on peut y voir un espace de l’extraordinaire, de rupture avec le quotidien, d’autres manières de se rapporter à l’autre ; tantôt on peut y voir une scénarisation de la subversion et de la déviance qui programme elle-même un retour à l’ordre établi. J’avais envie de travailler entre ces deux bornes en disant qu’il n’y a pas une fête qui serait politique et une autre non, sachant que si je devais réécrire le livre aujourd’hui, je parlerais plutôt de micro-politique ou de géométrie sociale. Cependant, dans mon livre, je me refuse à définir la fête ; je ne suis ni sociologue ni anthropologue. Ce que j’en retiens relève de la dynamique de la démarche d’« ethos festif », en rupture avec…
Propos recueillis par Rodolphe Casso
Retrouvez cet entretien en intégralité dans le numéro 450 « La nuit » au format papier ou au format numérique

Couverture : Laurent Duvoux
Notes : 1/ Éditions Divergences, 2025.





