Bien plus que des bains-douches

Issus d’une histoire urbaine séculaire, les bains-douches publics sont-ils obsolètes ?

 

Au plus fort de la crise sani­taire et du confi­ne­ment géné­ra­li­sé, on a par­lé des « invi­sibles » qui, à côté des pro­fes­sion­nels de san­té, ont per­mis à la socié­té de conti­nuer à fonc­tion­ner : cais­sières, éboueurs, livreurs, per­son­nels de net­toyage, aidants à domi­cile… On a moins évo­qué les équi­pe­ments qui ont gar­dé leurs portes ouvertes. Par­mi ceux-là, les bains-douches ont don­né à ceux qui en étaient dépour­vus accès à l’eau chaude et à la propreté.

Des cher­cheurs réunis autour de Claire Lévy-Vroe­lant et de Fran­çois Ménard nous font décou­vrir un équi­pe­ment qu’on croyait dis­pa­ru et par­ta­ger leur état des lieux très docu­men­té en France (Paris, Nantes) et hors des fron­tières (Bruxelles, Turin, Japon). Les bains-douches méritent cette mise en lumière car, au-delà d’une fonc­tion hygié­niste, ce sont, écrivent-ils, des « équi­pe­ments pour une ville soli­daire et hospi­talière, dépo­si­taires d’une forme de sol­li­ci­tude publique ».

Jean-Michel Mestres

Pho­to : Douches muni­ci­pales gra­tuites. Paris, Bains-douches Rou­vet, rue Rou­vet / quai de la Gironde, Paris © Jeanne Men­jou­let CC BY-ND

 

Mini-dossier à retrouver dans le numéro 418

 

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Depuis 1932, Urba­nisme est le creu­set d’une réflexion per­ma­nente et de dis­cus­sions fécondes sur les enjeux sociaux, cultu­rels, ter­ri­to­riaux de la pro­duc­tion urbaine. La revue a tra­ver­sé les époques en réaf­fir­mant constam­ment l’originalité de sa ligne édi­to­riale et la qua­li­té de ses conte­nus, par le dia­logue entre cher­cheurs, opé­ra­teurs et déci­deurs, avec des regards pluriels.


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